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Défi n° 143 "Malade", proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

" Racontez une histoire de malade ou de médecin ou de pharmacien ou d'hôpital ou de médicament... ou un mélange ".

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Quelques réflexions inédites et authentiques glanées parmi notre entourage de professionnels de santé.

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Bon de commande adressé à la pharmacie hospitalière:  

" Dix paquets de gynéco " parrain ".

Traduire:

Dix paquets de garnitures gynécologiques conditionnées "par 1 ".

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Dans le compte-rendu de son test sanguin un patient découvre que son groupe sanguin est O + 

Catastrophé, paniqué, il s'écroule d'angoisse, "  J'ai le SIDA"... voyez je suis positif "...

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Défi n° 143 "Malade", proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots.

- " Ma fille a été prise parce qu'elle ne s'est pas regardée ".

Traduire: " Ma fille est enceinte parce qu'elle n'a pas vérifié si elle avait ses menstruations ".

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L'équipe médicale s'interroge:

Dans cet établissement pour personnes âgées, depuis une fenêtre à ouverture réduite, comment a-t-on pu "balancer" un déambulateur du troisième étage ?

Énigme non résolue...

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En pénétrant dans ce cabinet elle s'interrogea, intriguée, pourquoi autant de doigtiers en latex dans cet énorme bocal ?

Sollicitée par le praticien qui la questionnait, elle avoua quelques douleurs cervicales (il palpa subtilement), lombaires (il tâta délicatement), coccygiennes... l'ostéopathe se dirigea vers le grand bocal, et * ... elle eut la réponse à sa question !

* remise en place des vertèbres du coccyx par toucher rectal.

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Afin de procurer une activité et offrir des responsabilités aux résidents de l'unité de vie Alzheimer, le gériatre d'un établissement hospitalier souhaita faire installer un jardin enclos où s'ébattraient quelques lapins.

On se conforma aux prescriptions médicales. Il y eut un jardin. Les résidents furent charmés, les lapins gâtés.

Mais, mais, mais... ce qui devait arriver arriva.

Peu à peu, les résidents, oublieux pathologiques, oublièrent qu'ils oubliaient de nourrir les lapinous.

On en eut vent.

On s'en émut.

On se demanda ... qui serait à même de... qui serait autorisé à... qui serait susceptible de...

On vérifia les fiches de postes des aides-soignants, on observa à la loupe celles du personnel infirmier, nenni dà... aucune ne comportait la mention " Prise en charge et distribution bijournalière de ravitaillement comestible approprié à l'espèce animale lagomorphe à grandes oreilles et évacuation quotidienne des déchets engendrés par icelle ".

Bref, personne ne souhaitait ni donner à becqueter aux lapinous, ni balayer leurs crottes.

Une secrétaire au cœur tendre, amie des animaux, décida d'adresser au Bureau Qualité de l'hôpital une fiche " Événement indésirable" (document qualité informant des non conformités rencontrées au sein de l'établissement.). Cet organisme prit très au sérieux l'infortune des mammifères rongeurs, en informa le gériatre et le cadre de santé.

L'événement est récent, les réactions humaines en instance.

En revanche le monde des petits culs blancs n'a pas attendu les résultats des cogitations administratives. Il a fait des lapereaux à gogo, tonsuré l'herbe tendre du jardin d'Eden, creusé sous l'enclos des issues de carapatage, envahi les moindres espaces verts, semé plein de petits cachous qui collent aux semelles dans les parkings et qui font taches au milieu des bégonias trop bien alignés et des œillets de poètes bien trop guindés.

Dans la journée, les civets en devenir cohabitent avec des colverts. C'est incongru, distrayant, salissant.

Certaines nuits, il n'est pas rare que le (la) pharmacien d'astreinte, qui déboule, mandée d'urgence vers trois heures du matin, soit accueillie par quelques bouquins facétieux folâtrant en famille. Ça lui permet, histoire de se réveiller tout à fait, de s'auto- servir un jeu de mots " me serais-je déplacée pour rien, l'infirmière du bloc qui devait m'attendre ici m'aurait-elle ... posé un lapin " ?

Ça fait causer, sourire, jaser, sans perturber les sautillements cascadés des petits lapins qui profitent sans complexes de leur liberté.

À suivre !

Défi n° 143 "Malade", proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots.

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Hommage à elle, à lui.

Lorsque l'on demandait à cette dame de près de nonante ans, hémiplégique, dépendante depuis quarante neuf ans de son fauteuil roulant et de son mari (qui parvenait à concilier " train de culture ", trois enfants, potager ordonné, intégralité des soins prodigués à son épouse, organisation domestique impeccable, patience et mental positif quasi constants),

- Ça va Simone ?

Immanquablement, avec un vrai sourire et des ris plein les yeux, tout en vous invitant à partager un café et le gâteau concocté de sa main valide ( grâce à des astuces maritales dignes de Macgyver ), elle répondait d'une voix allègre,

- Ça roule !

Depuis hier Simone roule vers un monde sans fauteuil. Nous étions plusieurs centaines à son enterrement.

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Défi n° 143 "Malade", proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots.

Avec comme objectif de faire découvrir le monde de la santé aux enfants de grandes sections d'écoles maternelles et de CP, et par là même de diminuer leurs craintes s'ils devaient être confrontés au milieu hospitalier, des étudiants en médecine, en collaboration avec d'autres étudiants de différentes filières de santé, soins infirmiers, kinésithérapie, pharmacie, odontologie, sages -femmes, ont mis en place un projet d'HDN, Hôpital Des Nounours.

Les enfants arrivent avec leur nourson personnel, dont ils ont choisi la pathologie et signalé l'emplacement par une croix en scotch rouge.

Les nounoursologues viennent les accueillir dans une salle d'attente, les écoutent en consultation, les dirigent vers un spécialiste ou vers un bloc opératoire puis vers la pharmacie.

Arthur, petit garçon de quakrans est reçu par une élève-infirmière qui le questionne.

- Qu'arrive-t-il à ton nounours Arthur ?

- Un krokrodile l'a mordu et a cassé son bras...

- Il n'y a pourtant pas beaucoup de krokrodiles par ici, essaie de le rassurer la jeune nounoursologue.

Après avoir vérifié d'un coup d'œil circulaire que personne ne les espionnait, Arthur s'approche et lui chuchote en confidence,

- Je les ai vus t'sé les krokrodiles, il y en a plein qui se promènent... la nuit...

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Vous comprendrez que j'aie un peu éloigné cette historiette de celle des lapinous, j'ai craint que les krokrodiles franc-comtois (réputés pour être des ogres krès, krès kruels) viennent les boulotter !

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Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

Publié le par François & Marie

Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

 

! neib àl'v eM

J'ai le trac. Me v'là tout en vrac.

Terrorisé, épinglé au tronc tel papillon de collection.

J'ai le tournis. Au secours ! il pleut des fourmis.

Décontracté comme asticot empalé par hameçon, je sens mon sang refluer sous mon capuchon. 

Destabilisé par les chatouillettes du muguet. Il me sonne les cloches, paraîtrait qu'insolemment  j'ai lorgné sous ses clochettes.

Attaqué par les girolles qui m'accusent d'avoir zieuté l'envers de leurs corolles. Elles en font même une jaunisse ces folles !

Si je lâche prise, tout là-bas là-bas au fond en bas, quelle sera ma surprise ?

Ça m'a l'air bien plus profond que l'océan et... j'sais pas nager dans le néant...

Allez, les gars soyez pas vaches... Pivotez l'image en bonne place, fissa ! 

Recta, promis juré, j'avouerai où j'ai planqué les œufs en chocolat.

 

 

 

 

 

 

 

Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Publié le par François & Marie

"Selon le principe que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, je vous propose de descendre en apnée dans la liste des anciens défis des Croqueurs. "

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Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

 

"Vous êtes pris d'une incoercible envie de faire pipi à un moment fort inopportun: racontez  mais sans faire usage de mots contenant la lettre "i".

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

An de grâce 1, 4+2, 2+4, 7+2. Temps de Carême.

Au cœur de la plus grande métropole de France le monarque Phébus, sa cour et une surabondance de fervents, ont passé la porte de la cathédrale pour entendre le prêche d'un orateur remarquable, le célèbre Bourdaloue, évêque précepteur du Grand Cétacé.

Ses sermons fameux sont démesurément longs. Prunelles closes, bras en valse de chasse-mouches le prêcheur subjugue, gronde, nuance le ton, le modère, le tempère, envoûte, tonne.

Madame De S. l'écoute avec déférence, proche de l'apnée. Quatre heures qu'elle est là pâmée sur son banc.

La dévote est détendue, pourtant son cerveau tente de la mettre en garde: son enveloppe charnelle semble en alarme. C'est nébuleux comme un début de tourment. Elle rejette ce tracas... occupée...pas le temps...

Tout en se concentrant à l'écoute du prêchant, elle sent confusément qu'un chambardement se prépare à hauteur de son organe que l'on ne prend pas pour une lanterne.

Bourdaloue toujours et encore, prône.

Elle, torturée, ne rêve que de se carrer sur un trône.

L'éloquent phraseur cause toujours.

De la palabre elle ne capte plus qu'un brouhaha confus.

L'homme voué à l'apostolat déclame, sermonne.

Elle s'en balance! Se balance, souffre, se déhanche, veut penser à autre chose... absurde, elle ne pense qu'à ÇA, elle est près de lâcher de l'eau... De grâce ! Elle va exploser ! Un trône... par bonté, presto !

Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Alertée par le comportement onduleux de sa patronne, la servante de Madame accourt, enclave prestement un vase salvateur sous les étoffes chambardées. Ça urge.

Béate, Madame honore le vaste pot de chambre, lâche les vannes, expulse, se soulage, transgressant allègrement les convenances, elle glougloute.

Ses cascades, ses clapotements, ses déferlements masquent les phrases de l'éloquent verbeux.

Penaude et enchantée, sans gêne et soulagée, elle pleut.

Bourdaloue avec constance, harangue toujours.

Peu à peu les cascades se calment, s'é-gout-tent ploc, ploc, ploc.

Rassérénée, Madame sur sa stalle se cale confortablement, prête à renouer avec la faconde du prêcheur.

Solennelle, la servante entoure de ses tentacules le vase où tremblote l'humeur aqueuse encore chaude et remonte crânement la travée.

Sur son passage on murmure, on approuve, on mesure les avantages du pot de chambre ambulant, on l'adopte, on le nomme bourdalou.

Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

 

Dès lors à chaque messe, les Dames sont accompagnées de leurs servantes, elles-mêmes flanquées de leurs jules bourdalous.

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Anecdote:

Stupeur amusée lorsqu'au détour d'une table d'hôtes le jus du poulet rôt nous fut présenté dans un superbe bourdalou en Sèvres, trouvé aux puces par l'hôtesse de céans !

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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Donner un titre au défi à partir de ce que vous inspire cette image.

 

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- ( Han ! m'a fait peur... Qui c'est lui ?) Monsieur ?

- ...

- Hé, m'sieur !

- ...

- (Whou... n'a pas l'air bien frais... ressemble à une grosse carpe échouée au milieu du désert.) Heureusement, t'as trouvé l'ombre de la treille de ma mémé, hein m'sieur ?

- ...

- (Une carpe muette, sourde, saucissonnée dans un gilet-veston...) Mémé te grondera si elle voit que t'es sorti sans chapeau.

- ... CHAPEAU ! tressaute la carpe.

- (Han ! c'est vivant!). Bin quoi ? Heu ... Chapeau !

- Arg !... pas CE MOT, rugit le carpillon.

- (Ouh là... y va me faire un coup de sang...) Regarde, je viens de cueillir un grand panier de joncs, je vais les tresser en chape...

- SILENCE ! je ne veux plus entendre parler de CHAPEAUX .

- ...

- Pffou (Soupir de détresse...) J'étais PDG de Galure & Galurin spécialiste des chapkas ... Depuis qu'il fait chaud, mes employés ne veulent plus fabriquer ces coiffes de fourrure, ils veulent produire des bobs (pourquoi pas aussi des tongs pendant qu'ils y sont). Ils m'ont lâchement expulsé, viré, évacué de mon fauteuil de PDG...

- T'inquiète ! Ça va aller...Ton gros fauteuil de cuir lui non plus n'était plus de saison, on va le remplacer par une jolie chaise de coucou * en joncs tressés, bien aérée pour l'été. Donne ta main... Ah! tu souris... Alors on peut commencer !

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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

* Chaise de coucou: enfants, lorsque nous gardions les vaches, dans nos contrées de ruisseaux et de marais, l'un de nos passe-temps était le tressage de petites chaises en joncs. Nous les déposions en rang d'oignons au bord du ruisseau pour que les coucous viennent s'y asseoir !

On n'y retrouvait jamais de coucou mais parfois, surprise! de belles écrevisses égarées s'y retrouvaient piégées.

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

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Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

En maintes circonstances Constance a fait de la résistance.

A tapagé en battant les pavés qui incendièrent les oignons de ses dix doigts de pieds.

A fait front le front ruisselant, en brimbalant des calicots troués. Une incivile tendinopathie s'ensuivit.

A scandé des slogans qui réclamaient le droit de chacun à choisir sa voie. Y a cassé sa voix.

A pétitionné pour des causes plus ou moins grandioses.

A combattu bien des diktats, résistant à l'envie d'en venir aux poings, qu'elle a mis sur le i de "ça suffit".

Aujourd'hui aussi, ça suffit !

Constance a pris sa décision et François a dessiné cette irrévocable détermination:

Dorénavant elle ne va plus quitter sa cuisine,

son havre, son refuge, son chez elle, son repaire à tartines.

Elle y règne en souveraine, au milieu des robots et de la porcelaine.

Ici elle peut tout régenter, quelle félicité !

Soyons fous, osons le dire... quel pied !

Trilili, c'est dit !

Constance s'enroule en chantonnant ♪ en un devantier très seyant.

Elle va concocter un frichti exquis enrichi de croûtons frits, trilili ♫.

Plic, plac, ploc, elle gave son vieux grille-pain de pain de mie, triili ♪.

Abaisse la manette qui, splong, rebondit en lui fêlant un ongle, l'abruti.

Ré-appuie et ... oit.

- Eh oui, ricasse le vieux grilloir en sautant du comptoir, inutile de t'escrimer, je me suis détaché de la prise qui me tenait en laisse,

Yeux béants, elle en reste comme deux ronds de flan, tempête, le menace de sa cuillère à bouillabaisse.

- Tu vas frire mes quignons, obéis non de non !

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Il s'enfuit, se récrie,

- J'ai résisté à la tentation de me goberger en grasses matinées. Je me devais sous ton autorité aux aurores de toaster, toaster et re-toaster. Qui donc m'en a su gré ?

J'ai dominé l'envie de faire tout roustir, prenant soin de toujours bien rôtir. Qui m'en a dit merci ?

Tout rouillé des rotules, le teint verdâtre et les pattes en spatules, je cours m'oxygéner.

- Reviens mon tout mignon, j'ai besoin de grignons pour mon bœuf bourguignon !

- Non, non et re- non ! Sur ton ordre j'ai de trop de croûtons grillé les ripatons.

J'ai décidé de m'amender, de virer grilloir repenti et d'épargner ce petit pain de mie.

- Grand merzi mon zami ! roucoule toast-l'espiègle de son accent mi-farine de riz, mi-farine de seigle.

- Reviens ... supplie la cordon bleu(e) qui lève les bras aux cieux.

- Vas-y mon zami, résiste. Allez roule! De tes résistances neutralise l'effet Joule !

Fuyons, résistons, au galop décampons !

S'écrit petit pain de mie, chef de mutinerie, ragaillardi à l'idée de ne plus jamais être frit.

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Saint Valentin

Publié le par François & Marie

Saint Valentin

Le 14 février les oiseaux cuicuitent et zoziotent dans les arbres: ils construisent ensemble des nids douillets avec une habilité et une patience inouïes. Le 14 février c'est la promesse du printemps qui pointe le bout de son museau, c'est les ombres de l'hiver qui s'éloignent, c'est l'année nouvelle qui se réveille dans un petit air frais revigorant . C'est la fête des amoureux. C'est le jour où on ne pense pas aux méchants qui salissent bêtement la planète en criant fort pour faire peur aux enfants. C'est la fête des amoureux, on pose un baiser sur les lèvres de sa bien aimée pour lui dire que les oiseaux continueront longtemps à cuicuiter et à zozioter.

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Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.
Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Vous voyez cette "brindille", oui celle qui tambourine d'un ongle carminé et préoccupé l'émail de ses jolies incisives fraîchement orthodontées, c'est Aglaé.

Aglaé vient d'agencer en cabinet de curiosités les trésors, en soldes, qu'elle a quêtés. Elle passe en revue ses trophées.

Dans un cliquetis de bracelets elle pointe soudainement d'un index accusateur le lumignon travesti en amanite tue-mouches qui occupe un casier de l'étagère.

- Ce champignon, d'où vient-il, moi qui n'ai jamais pu les digérer...

Aglaé peut être sujette à des amnésies consécutives à certains achats compulsifs.

Et hop ! elle vire la lanterne au gros pied chapeautée de rouge et vlan la rétrograde au niveau du plancher.

Aglaé se détend, cesse d'agacer sa denture, enchaîne un pas de côté, suivi d' un déhanché très étudié et lâche,

- Pââr-fait !

- Cââ-naille ! tremblote de rage la reniée qui se souvient qu'elle a dans ses gênes d'amanite des pouvoirs hallucinogènes, je vais en représailles semer une belle pagaille parmi tes précieuses trouvailles.

Ses prédictions se confirmèrent.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Lorsque Aglaé faisait mine de se saisir du sac noir chat bossu cuir verni aux yeux jaunes fielleux 305 €, il se mettait à feuler, à crachoter. Elle l'abandonna au portail de son redresseur fiscal.

Alors qu'elle avait décidé d'aller minauder en compagnie de sa minaudière clopeuse à sequins et cristaux 1500 €, la brindille se voyait interdire l'accès à toutes les soirées branchées madame, ici, nous tolérons bien des turpitudes, mais, fumer est interdit !

Un matin de vent glacial elle voulut se coiffer du modeste bonnet acrylique, 12 € 90 (une misère), celui-ci exigea que les yeux de la belle se placent très exactement au niveau de ses quinquets divergents. Devant cette impossibilité anatomique elle céda le couvre-chef au chef des vengeurs masqués, en mal de cagoule.

Guillerette un matin Aglaé s'attaqua à gambader souplement en sneaker gauche 790 €, résille rose bonbon orné de broderie, au bout de cent mètres à cloche-pieds, elle s'écroula, épuisée. Elle en déduisit qu'elle aurait bien dû acheter le deuxième soulier...

En toute logique, puisque l'automate tout raide, rose nacré et petit riquiqui, 23 €, tolérait l'appellation insolite de "boule de Noël", la brindille, l'accrocha au sapin. Le petit robot vexé comme un pou utilisa ses pouvoirs intergalactiques pour vriller en une bouillie ruineuse le Nordmann floqué, puis se mit en orbite pour retrouver son copain Nono le petit robot.

Se sentant en phase avec un doux soleil printanier, Aglaé choisit d'exhiber son sac en cuir grainé. De loin on aurait cru qu'elle baladait une grosse tranche de jambon en laisse (une tranche à 1190 €, ça fait cher le kilo!), elle fut stupéfaite et effrayée de voir se rassembler à ses trousses une meute inquiétante de canins et félins. Elle courut chez elle se calfeutrer, décida que le jambon était périmé, le donna à sa bignole qui en orna sa cheminée aux côtés d'un matou empaillé.

Son sac en veau rebrodé de 1200 € de sequins lui infligea lui aussi bien des déconvenues, il meuglait bruyamment dès qu'elle croisait un étal de boucher. Elle se vit accuser de détournement de chalands par le syndicat des tripiers. Depuis Aglaé ne mange plus que des calamars, sans frites et sans moutarde, c'est son droit d'après le Code Pénal.

Elle crut bien ne plus jamais marcher droit lorsqu'elle se percha à droite sur une bottine daim 1395 € et à gauche sur son homonyme, et pourtant dissemblable en cuir 895 €. Est-ce l'écart de 5 cm ou celui de 500 € qui la transforma en Quasimodo claudiquant ? Elle jeta le bottillon droit du haut de la tour gauche de Notre Dame et le gauche depuis la tour droite, par pur esprit de contradiction.

Un jour d'été alors qu'elle déambulait dans la campagne, Aglaé fut attaquée par une alouette qui lui vola sa coquette coque iPhone 55 € . Il semblerait que le volatile l'ait confondue avec un miroir aux alouettes. Dépitée l'alouette décida de changer de lunettes et de se faire plumer et le bec, et le bec (elle ne s'était jamais aperçu qu'elle en avait deux...)

L'hiver venu, Aglaé décida de se ganter de renard, 453 €. Qu'avait-elle fait là ! Dès qu'elle croisait un corbeau qui revenait de la supérette en trimbalant un camembert ou une cigogne qui venait d'acquérir un nouveau vase à long col, la moufle en Goupil se mettait à glapir, à japper, à trompeter, provoquant l'ire des gens du quartier. Embarrassée, elle courut l'enfouir dans le terrier... d'un blaireau, pour tromper l'ennemi.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Aglaé démoralisée par le vide de ses étagères, se saisit de la lampe champignon qu'elle plaça bien en évidence dans le plus beau, le plus vaste des casiers. Hé hé ! L'amanite était vengée.

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Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

"Racontez des retrouvailles soit avec une personne, un objet, un lieu, soit une perception visuelle, olfactive, auditive".

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Ému il retrouve ses cahiers d'écolier.

Devoirs avec précision datés, traits à la règle soigneusement tirés.

Pourtant ...

                                             Mardi 14 juin 1949.

                                     Exercice de mathématiques.

Sûr de lui il avait affirmé d'un crayon plein de toupet 25 x 4 = 80... Quel pépin !

L'encre rouge du maître s'est empourprée " Étourneau ! ZÉRO. Où est passée la retenue?" 

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, de la retenue il en a fait preuve la plupart du temps, jamais en retenue, ni même dévergondé, ni même extravagant. Pour un seul manque de retenue ne peut-on l'excuser, est-ce donc si grave d'agir de temps à autre sans retenue?

- Objection rejetée, la retenue est exigée !

 

                                             Mercredi 18 janvier 1950.

                                                              Dictée.

En marge il déchiffre "Étourdi ! en faudrait-il une supplémentaire pour que tu consentes à accorder un pluriel aux mille et une nui?"

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, envoûté par ces fascinantes nuits plurielles, son esprit d'enfant les a cristallisées en UNE, seule, unique... d'évidence au singulier.

- Il est singulièrement insolite, que l'on ose plaider pour un singulier tenu d'être pluriel. Objection rejetée, le pluriel est imposé.

 

                                               Mercredi 25 octobre 1950.

                                                  Perspective cavalière.

                      Dessiner un cube, calculer son volume sachant que V = B x H.

D'une médiocre qualité, le papier ligné porte encore les stigmates d'un gommage laborieux.

Le verdict est tombé.  " Calcul exact mais le tracé sans soin du cube est saboté." 

PlaidoirieJanvier 2015.

- Maître, l'expression "Excès de soin" eut été plus approprié. En effet, après s'être aperçu du non parallélisme de son tracé, l'accusé, vous tenant en haute estime, ne voulut pas vous infliger l'inexcusable rencontre des droites parallèles. RÉSULTAT, frénétiquement et non moins consciencieusement, il gomma. Maître, avez-vous au cours de votre vie tenté de gommer du papier sournoisement pelucheux ? Il cotonne, il floconne, il duvette et SE TROUE... Face à cet irréversible échec, DILEMME ! Soit l'accusé arrache la page du Cahier du Jour, sacrilège suprême car quelque part il est écrit "DU CAHIER DU JOUR AUCUNE PAGE NE SUBTILISERAS", soit il prend l'initiative de tracer à nouveau ce grumbble de foutu cube, sur du papier troué (en priant Ste Encre Épaisse de bien vouloir combler le vide) et non glacé (en priant Ste Encre Liquide de cesser de baver). Conclusion, par respect pour vous maître en particulier et pour la Perspective cavalière en général, l'accusé a tout mis en œuvre pour minimiser les dégâts. Aussi je vous enjoins d'effacer la mention "manque de soin...gna, gna, gna"... au moyen d'une gomme, je vous prie.

- Pitié, NON ! pas la gomme... J'accepte: objection pertinente retenue. Que l'expression "Élève zélé, consciencieux, méticuleux et appliqué" boute le vocable niaiseux et inapproprié usité ci-dessus. J'ai dit ! La séance est levée.

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Quelle heureuse retrouvaille !

Enfin le vieil écolier vient de gommer régler une mécompréhension de plus de soixante années.

Il se sent tout guilleret, tout léger.

Dorénavant il va pouvoir passer de bonnes nuit (... l'incorrigible étourdi !)

 

premier essai de calcul de volume.

premier essai de calcul de volume.

Publié dans Défis

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Défi n° 136 (vêtement & Co) proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

piscine

piscine

C'est un vêtement que vous aimez, que vous avez perdu et qui vous manque cruellement.

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Égaré petit pull bleu marine.

En suis encore chagrine.

Décolleté en V.

Tout neuf, pas délavé.

Cachemire  100 %,

qu'il me manque bon sang !

Vous qui l'avez chipé, chouravé, emprunté, 

sachez, mijaurée, que pour le laver, le rincer

vos mains seules devrez utiliser

(feignasse, pas d'engin à laver motorisé),

Défense de le fouler, l'écraser,

(ça n'est pas une purée, timorée !)

À l'envers en douceur le repasserez.

Malheureuse ! Arrêtez ! ne jamais le chlorer,

ni en tambour battant le sécher. 

Et si vous le tachez (maladroite !),

aérez, aérez

puis le perchloréthyléner.

 

Refrain : Égaré petit pull bleu marine... ♪ ♫

 

Ah ! J' viens de l' retrouver

tout au fond d' la piscine...

... tout pourri depuis cet été...

Il a bien mauvaise mine

mon p'tit pull bleu marine...

 

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Noël

Publié le par François & Marie

 ange bleu

 

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"Dans la grande nuit de Noël il faut avoir le coeur d'un enfant pour voir la lumière" 

Marie & François

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Publié dans Dictons

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