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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Donner un titre au défi à partir de ce que vous inspire cette image.

 

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- ( Han ! m'a fait peur... Qui c'est lui ?) Monsieur ?

- ...

- Hé, m'sieur !

- ...

- (Whou... n'a pas l'air bien frais... ressemble à une grosse carpe échouée au milieu du désert.) Heureusement, t'as trouvé l'ombre de la treille de ma mémé, hein m'sieur ?

- ...

- (Une carpe muette, sourde, saucissonnée dans un gilet-veston...) Mémé te grondera si elle voit que t'es sorti sans chapeau.

- ... CHAPEAU ! tressaute la carpe.

- (Han ! c'est vivant!). Bin quoi ? Heu ... Chapeau !

- Arg !... pas CE MOT, rugit le carpillon.

- (Ouh là... y va me faire un coup de sang...) Regarde, je viens de cueillir un grand panier de joncs, je vais les tresser en chape...

- SILENCE ! je ne veux plus entendre parler de CHAPEAUX .

- ...

- Pffou (Soupir de détresse...) J'étais PDG de Galure & Galurin spécialiste des chapkas ... Depuis qu'il fait chaud, mes employés ne veulent plus fabriquer ces coiffes de fourrure, ils veulent produire des bobs (pourquoi pas aussi des tongs pendant qu'ils y sont). Ils m'ont lâchement expulsé, viré, évacué de mon fauteuil de PDG...

- T'inquiète ! Ça va aller...Ton gros fauteuil de cuir lui non plus n'était plus de saison, on va le remplacer par une jolie chaise de coucou * en joncs tressés, bien aérée pour l'été. Donne ta main... Ah! tu souris... Alors on peut commencer !

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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

* Chaise de coucou: enfants, lorsque nous gardions les vaches, dans nos contrées de ruisseaux et de marais, l'un de nos passe-temps était le tressage de petites chaises en joncs. Nous les déposions en rang d'oignons au bord du ruisseau pour que les coucous viennent s'y asseoir !

On n'y retrouvait jamais de coucou mais parfois, surprise! de belles écrevisses égarées s'y retrouvaient piégées.

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

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Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

En maintes circonstances Constance a fait de la résistance.

A tapagé en battant les pavés qui incendièrent les oignons de ses dix doigts de pieds.

A fait front le front ruisselant, en brimbalant des calicots troués. Une incivile tendinopathie s'ensuivit.

A scandé des slogans qui réclamaient le droit de chacun à choisir sa voie. Y a cassé sa voix.

A pétitionné pour des causes plus ou moins grandioses.

A combattu bien des diktats, résistant à l'envie d'en venir aux poings, qu'elle a mis sur le i de "ça suffit".

Aujourd'hui aussi, ça suffit !

Constance a pris sa décision et François a dessiné cette irrévocable détermination:

Dorénavant elle ne va plus quitter sa cuisine,

son havre, son refuge, son chez elle, son repaire à tartines.

Elle y règne en souveraine, au milieu des robots et de la porcelaine.

Ici elle peut tout régenter, quelle félicité !

Soyons fous, osons le dire... quel pied !

Trilili, c'est dit !

Constance s'enroule en chantonnant ♪ en un devantier très seyant.

Elle va concocter un frichti exquis enrichi de croûtons frits, trilili ♫.

Plic, plac, ploc, elle gave son vieux grille-pain de pain de mie, triili ♪.

Abaisse la manette qui, splong, rebondit en lui fêlant un ongle, l'abruti.

Ré-appuie et ... oit.

- Eh oui, ricasse le vieux grilloir en sautant du comptoir, inutile de t'escrimer, je me suis détaché de la prise qui me tenait en laisse,

Yeux béants, elle en reste comme deux ronds de flan, tempête, le menace de sa cuillère à bouillabaisse.

- Tu vas frire mes quignons, obéis non de non !

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Il s'enfuit, se récrie,

- J'ai résisté à la tentation de me goberger en grasses matinées. Je me devais sous ton autorité aux aurores de toaster, toaster et re-toaster. Qui donc m'en a su gré ?

J'ai dominé l'envie de faire tout roustir, prenant soin de toujours bien rôtir. Qui m'en a dit merci ?

Tout rouillé des rotules, le teint verdâtre et les pattes en spatules, je cours m'oxygéner.

- Reviens mon tout mignon, j'ai besoin de grignons pour mon bœuf bourguignon !

- Non, non et re- non ! Sur ton ordre j'ai de trop de croûtons grillé les ripatons.

J'ai décidé de m'amender, de virer grilloir repenti et d'épargner ce petit pain de mie.

- Grand merzi mon zami ! roucoule toast-l'espiègle de son accent mi-farine de riz, mi-farine de seigle.

- Reviens ... supplie la cordon bleu(e) qui lève les bras aux cieux.

- Vas-y mon zami, résiste. Allez roule! De tes résistances neutralise l'effet Joule !

Fuyons, résistons, au galop décampons !

S'écrit petit pain de mie, chef de mutinerie, ragaillardi à l'idée de ne plus jamais être frit.

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Saint Valentin

Publié le par François & Marie

Saint Valentin

Le 14 février les oiseaux cuicuitent et zoziotent dans les arbres: ils construisent ensemble des nids douillets avec une habilité et une patience inouïes. Le 14 février c'est la promesse du printemps qui pointe le bout de son museau, c'est les ombres de l'hiver qui s'éloignent, c'est l'année nouvelle qui se réveille dans un petit air frais revigorant . C'est la fête des amoureux. C'est le jour où on ne pense pas aux méchants qui salissent bêtement la planète en criant fort pour faire peur aux enfants. C'est la fête des amoureux, on pose un baiser sur les lèvres de sa bien aimée pour lui dire que les oiseaux continueront longtemps à cuicuiter et à zozioter.

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Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.
Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Vous voyez cette "brindille", oui celle qui tambourine d'un ongle carminé et préoccupé l'émail de ses jolies incisives fraîchement orthodontées, c'est Aglaé.

Aglaé vient d'agencer en cabinet de curiosités les trésors, en soldes, qu'elle a quêtés. Elle passe en revue ses trophées.

Dans un cliquetis de bracelets elle pointe soudainement d'un index accusateur le lumignon travesti en amanite tue-mouches qui occupe un casier de l'étagère.

- Ce champignon, d'où vient-il, moi qui n'ai jamais pu les digérer...

Aglaé peut être sujette à des amnésies consécutives à certains achats compulsifs.

Et hop ! elle vire la lanterne au gros pied chapeautée de rouge et vlan la rétrograde au niveau du plancher.

Aglaé se détend, cesse d'agacer sa denture, enchaîne un pas de côté, suivi d' un déhanché très étudié et lâche,

- Pââr-fait !

- Cââ-naille ! tremblote de rage la reniée qui se souvient qu'elle a dans ses gênes d'amanite des pouvoirs hallucinogènes, je vais en représailles semer une belle pagaille parmi tes précieuses trouvailles.

Ses prédictions se confirmèrent.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Lorsque Aglaé faisait mine de se saisir du sac noir chat bossu cuir verni aux yeux jaunes fielleux 305 €, il se mettait à feuler, à crachoter. Elle l'abandonna au portail de son redresseur fiscal.

Alors qu'elle avait décidé d'aller minauder en compagnie de sa minaudière clopeuse à sequins et cristaux 1500 €, la brindille se voyait interdire l'accès à toutes les soirées branchées madame, ici, nous tolérons bien des turpitudes, mais, fumer est interdit !

Un matin de vent glacial elle voulut se coiffer du modeste bonnet acrylique, 12 € 90 (une misère), celui-ci exigea que les yeux de la belle se placent très exactement au niveau de ses quinquets divergents. Devant cette impossibilité anatomique elle céda le couvre-chef au chef des vengeurs masqués, en mal de cagoule.

Guillerette un matin Aglaé s'attaqua à gambader souplement en sneaker gauche 790 €, résille rose bonbon orné de broderie, au bout de cent mètres à cloche-pieds, elle s'écroula, épuisée. Elle en déduisit qu'elle aurait bien dû acheter le deuxième soulier...

En toute logique, puisque l'automate tout raide, rose nacré et petit riquiqui, 23 €, tolérait l'appellation insolite de "boule de Noël", la brindille, l'accrocha au sapin. Le petit robot vexé comme un pou utilisa ses pouvoirs intergalactiques pour vriller en une bouillie ruineuse le Nordmann floqué, puis se mit en orbite pour retrouver son copain Nono le petit robot.

Se sentant en phase avec un doux soleil printanier, Aglaé choisit d'exhiber son sac en cuir grainé. De loin on aurait cru qu'elle baladait une grosse tranche de jambon en laisse (une tranche à 1190 €, ça fait cher le kilo!), elle fut stupéfaite et effrayée de voir se rassembler à ses trousses une meute inquiétante de canins et félins. Elle courut chez elle se calfeutrer, décida que le jambon était périmé, le donna à sa bignole qui en orna sa cheminée aux côtés d'un matou empaillé.

Son sac en veau rebrodé de 1200 € de sequins lui infligea lui aussi bien des déconvenues, il meuglait bruyamment dès qu'elle croisait un étal de boucher. Elle se vit accuser de détournement de chalands par le syndicat des tripiers. Depuis Aglaé ne mange plus que des calamars, sans frites et sans moutarde, c'est son droit d'après le Code Pénal.

Elle crut bien ne plus jamais marcher droit lorsqu'elle se percha à droite sur une bottine daim 1395 € et à gauche sur son homonyme, et pourtant dissemblable en cuir 895 €. Est-ce l'écart de 5 cm ou celui de 500 € qui la transforma en Quasimodo claudiquant ? Elle jeta le bottillon droit du haut de la tour gauche de Notre Dame et le gauche depuis la tour droite, par pur esprit de contradiction.

Un jour d'été alors qu'elle déambulait dans la campagne, Aglaé fut attaquée par une alouette qui lui vola sa coquette coque iPhone 55 € . Il semblerait que le volatile l'ait confondue avec un miroir aux alouettes. Dépitée l'alouette décida de changer de lunettes et de se faire plumer et le bec, et le bec (elle ne s'était jamais aperçu qu'elle en avait deux...)

L'hiver venu, Aglaé décida de se ganter de renard, 453 €. Qu'avait-elle fait là ! Dès qu'elle croisait un corbeau qui revenait de la supérette en trimbalant un camembert ou une cigogne qui venait d'acquérir un nouveau vase à long col, la moufle en Goupil se mettait à glapir, à japper, à trompeter, provoquant l'ire des gens du quartier. Embarrassée, elle courut l'enfouir dans le terrier... d'un blaireau, pour tromper l'ennemi.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Aglaé démoralisée par le vide de ses étagères, se saisit de la lampe champignon qu'elle plaça bien en évidence dans le plus beau, le plus vaste des casiers. Hé hé ! L'amanite était vengée.

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Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

"Racontez des retrouvailles soit avec une personne, un objet, un lieu, soit une perception visuelle, olfactive, auditive".

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Ému il retrouve ses cahiers d'écolier.

Devoirs avec précision datés, traits à la règle soigneusement tirés.

Pourtant ...

                                             Mardi 14 juin 1949.

                                     Exercice de mathématiques.

Sûr de lui il avait affirmé d'un crayon plein de toupet 25 x 4 = 80... Quel pépin !

L'encre rouge du maître s'est empourprée " Étourneau ! ZÉRO. Où est passée la retenue?" 

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, de la retenue il en a fait preuve la plupart du temps, jamais en retenue, ni même dévergondé, ni même extravagant. Pour un seul manque de retenue ne peut-on l'excuser, est-ce donc si grave d'agir de temps à autre sans retenue?

- Objection rejetée, la retenue est exigée !

 

                                             Mercredi 18 janvier 1950.

                                                              Dictée.

En marge il déchiffre "Étourdi ! en faudrait-il une supplémentaire pour que tu consentes à accorder un pluriel aux mille et une nui?"

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, envoûté par ces fascinantes nuits plurielles, son esprit d'enfant les a cristallisées en UNE, seule, unique... d'évidence au singulier.

- Il est singulièrement insolite, que l'on ose plaider pour un singulier tenu d'être pluriel. Objection rejetée, le pluriel est imposé.

 

                                               Mercredi 25 octobre 1950.

                                                  Perspective cavalière.

                      Dessiner un cube, calculer son volume sachant que V = B x H.

D'une médiocre qualité, le papier ligné porte encore les stigmates d'un gommage laborieux.

Le verdict est tombé.  " Calcul exact mais le tracé sans soin du cube est saboté." 

PlaidoirieJanvier 2015.

- Maître, l'expression "Excès de soin" eut été plus approprié. En effet, après s'être aperçu du non parallélisme de son tracé, l'accusé, vous tenant en haute estime, ne voulut pas vous infliger l'inexcusable rencontre des droites parallèles. RÉSULTAT, frénétiquement et non moins consciencieusement, il gomma. Maître, avez-vous au cours de votre vie tenté de gommer du papier sournoisement pelucheux ? Il cotonne, il floconne, il duvette et SE TROUE... Face à cet irréversible échec, DILEMME ! Soit l'accusé arrache la page du Cahier du Jour, sacrilège suprême car quelque part il est écrit "DU CAHIER DU JOUR AUCUNE PAGE NE SUBTILISERAS", soit il prend l'initiative de tracer à nouveau ce grumbble de foutu cube, sur du papier troué (en priant Ste Encre Épaisse de bien vouloir combler le vide) et non glacé (en priant Ste Encre Liquide de cesser de baver). Conclusion, par respect pour vous maître en particulier et pour la Perspective cavalière en général, l'accusé a tout mis en œuvre pour minimiser les dégâts. Aussi je vous enjoins d'effacer la mention "manque de soin...gna, gna, gna"... au moyen d'une gomme, je vous prie.

- Pitié, NON ! pas la gomme... J'accepte: objection pertinente retenue. Que l'expression "Élève zélé, consciencieux, méticuleux et appliqué" boute le vocable niaiseux et inapproprié usité ci-dessus. J'ai dit ! La séance est levée.

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Quelle heureuse retrouvaille !

Enfin le vieil écolier vient de gommer régler une mécompréhension de plus de soixante années.

Il se sent tout guilleret, tout léger.

Dorénavant il va pouvoir passer de bonnes nuit (... l'incorrigible étourdi !)

 

premier essai de calcul de volume.

premier essai de calcul de volume.

Publié dans Défis

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Défi n° 136 (vêtement & Co) proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

piscine

piscine

C'est un vêtement que vous aimez, que vous avez perdu et qui vous manque cruellement.

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Égaré petit pull bleu marine.

En suis encore chagrine.

Décolleté en V.

Tout neuf, pas délavé.

Cachemire  100 %,

qu'il me manque bon sang !

Vous qui l'avez chipé, chouravé, emprunté, 

sachez, mijaurée, que pour le laver, le rincer

vos mains seules devrez utiliser

(feignasse, pas d'engin à laver motorisé),

Défense de le fouler, l'écraser,

(ça n'est pas une purée, timorée !)

À l'envers en douceur le repasserez.

Malheureuse ! Arrêtez ! ne jamais le chlorer,

ni en tambour battant le sécher. 

Et si vous le tachez (maladroite !),

aérez, aérez

puis le perchloréthyléner.

 

Refrain : Égaré petit pull bleu marine... ♪ ♫

 

Ah ! J' viens de l' retrouver

tout au fond d' la piscine...

... tout pourri depuis cet été...

Il a bien mauvaise mine

mon p'tit pull bleu marine...

 

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Noël

Publié le par François & Marie

 ange bleu

 

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"Dans la grande nuit de Noël il faut avoir le coeur d'un enfant pour voir la lumière" 

Marie & François

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Publié dans Dictons

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Défi n° 135 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

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"Un homme ou une femme reçoit un cadeau, un colis, une lettre... il peut lui plaire ou pas... il peut lui être destiné ou pas..."

À vous de raconter, de broder, d'inventer, d'imaginer; à chacun son histoire même la plus abracabrantesque.

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- M'dame B'jour ! Un p'tit paquet pour vous.

- ... ? 

- Une signature, s'vouplaît, contre paiement... 292 € 78 centimes.

- Quoi ! mais je n'ai jamais rien commandé ! ...

- Bin...C'est p't'être le Père Noël ma bonne dame...

- ... Qui fait payer ses cadeaux? Belle mentalité ! Vous êtes sûr que ce colis est pour moi ?

- Bin c'est vot' nom ? Vot' adresse, ou pas ?

- Certes, ce sont. Mais... 292 € et des poussières, c'est pas une paille...

- Moi j'suis que l' livreur ma p'tite dame... faut s'décider, signer et payer, j'suis pressé !

- (grommelage interrogatif .............. ?)

- Voiiilààà... merci m'dame, v'là l' double d' la commande. À la prochaine !

- (bis: ............... ?)

S'assit. Réfléchit.

S'auto- interrogea.

Se creusa le ciboulot comme si elle avait la trouille d'être passée à tabac.

Oui...Oui ... M'sieur le Commissaire, je voisssjevoisssjevoissss...(se prenait pour Madame Irma). 

Fin octobre, au milieu des promos de Clindœil pour les suaves Stollen de ♫ Stille Nacht  ♪

 Heil'ge Nacht ♫ (trois centimètres de sucre glace sur pain brioché au beurre "frais" fondu

aux œufs "extra-frais" blanchis avec la cassonade fourré de pâte d'amandes -aux -amandes

fruits secs à volonté et fruits confits macérés dans du schnaps à la cannelle th 180°

Celsius 45mn pour la modique dose de 850 kcalories la mini-tranche et demie, pouf !).

S'égarait. Continua. 

M'sieur le Commissaire, au milieu des réclames paperassières de Clindœil sus-cité, de Sup et

 Ru qui vantait ses papillottes à pétards du Nouvel An et Quasi-now qui faisait miroiter son

 foie gras du réveillon (alors que nous n'étions qu'à la fin de l'automne, qui, lui, faisait son

 boulot dans les temps, en sommant les framboises remontantes de bien vouloir remonter afin

 d'offrir leurs rouges drupéoles aux baveux colimaçons), il serait peut -être possible que

 parmi ce fatras de cellulose transformée en feuillets imprimés,  j'aie lâchement catapulté

UN catalogue dans ma poubelle bleue...

Mais oui ! Ça lui revenait ! ... UN catalogue très laid de "La Maison du Corset". 

Oui... M'sieur le Commissaire, peut-être y avait-il dans ce catalogue un bon de commande

pré-imprimé...

Oui... peut-être que mes nom, prénom, adresse y figuraient...

Ça ne fait pas de moi pour autant une coupable. 

Vous feriez mieux de rechercher

QUI ? a eu l'audace de fouiner dans MA poubelle-tri sélectif ? (redevance PERSONNELLE

fort onéreuse.)

QUI ? à mon insu a signé l'illicite bon de commande ?

QUI ? a mesquinement profité de l'enveloppe T (ni perte de temps en farfouillage me restait

bien un timbre bon sang de bonsoir, ni léchouillage d'icelui) ?...

ET SURTOUT ! SURTOUT, 

corset.jpg

QUI ? a OSÉ cocher X parmi les propositions de la Maison du Corset, les cases ci-après:

 

X"Serre-taille pour personnes ayant un physique

          très particulier".

 

X"Au -delà de taille 50, nombre de baleines doublé, surcoût 50€.

 

Des goujats ! 

Des pignoufs !

Des paltoquets ! 

Des envieux fouineurs de déchets bleus ! 

Des jaloux de ma belle apparence, car,  Monsieur le Commissaire peut le constater, je suis

une dame harmonieusement... légèrement enrobée...

 

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Pour illustrer le texte savoureux de Marie, le jeune Andiamo, fidèle lecteur de Cabardouche, nous recommande l'écoute de cette charmante chanson interprétée par Yvette GIraud.  


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Défi n°134 (Chat alors !) proposé par Jill Bill pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

papatte.jpgMörgsögdböigs* naquit en kit. 

Ses planches et ses boulons tout bien empaquetés, allée WXYZ .

Un bricoleur du dimanche, un samedi à la maison l'amena.

À la hâte le dépaqueta. Sans pudeur sous le lustre de l'entrée l'étala.

Le malmena, l'embrouilla la tête en bas, la droite à gauche et vice versa.

Le vissa de guingois, le maudit et, sans ménagements le dévissa.  

D'un tournevis irrité le revissa,  puis ouf, dans l'angle du salon l'installa.

Morceaudebois* suédois, de kit, en bureau s'émancipa !

Il rutilait, se trouvait beau ! Beau comme un roi.

Un roi statique à l'ambition de tire au flanc, rêvant d'un état stationnaire.

Mieux vaut, me direz-vous, un état stationnaire qu'un état qui s'altère.

Certes. Certes mon cher Albert.

Dans cette même demeure Raminagrobis, prince des chats, tolérait ses maîtres.

Dès tout petit, ce chaton avait prédit, de la maison qui m'abritera je serai le roi.

Roi libre de fureter, de fouiner, d'explorer, de partout m'étaler, me répandre, me vautrer. 

Depuis des années il se délectait de cette totale liberté.

Aussi fut-il très agacé du remue-ménage provoqué

par la mise en place de cet étrange bois boulonné

qui ne lui avait même pas été présenté.

L' O'Cédar à moustaches s'empressa de tester le nouvel arrivant,

l'approcha en rampant pré-cau-tio-n-neu-se-ment.

Vibrisses alertées, il renifla l'intrus,

en conclut, il pue !

Vitement s'en éloigna. En observateur se hissa

au faîte de la corniche de l'armoire de tante Miche.

Ce qu'il vit le ravit.

Le plateau de Mörgsögdböigs offrait une piste dégagée,

sans vent arrière ni remous traversier.

Trop tentant ! Son échine féline en frémit. 

Audacieux il s'élança bziii sur la plate-forme cirée.

Plaf ! il atterrit sur le tapis, le coccyx endolori. Mortifié.

Il s'entêta. Itéra et réitéra.

Bingbingbing! Il prit trois gadins d'affilée.

En voilà notre fier félin fort vexé.

Morceaudebois en sourdine éclatait de joie,

ahahah ! Vieux greffier, de nous deux qui est le roi ?   

Patte pelue ne s'avoua pas vaincu(e).

Il jura que tout élément qui serait déposé sur ce bureau,

par lui en serait SYS-TE-MA-TI-QUE-MENT délogé illico.

Il tint parole aussitôt. 

Au prix d'une preuse é-lon-ga-tion,

(gniiii... ce freluquet meubliau a une surprenante hauteur au garrot...)

patapon procèda à une méticuleuse liquidation.

Aucun millimètre ne lui échappa.

Quelle virtuosité !

                        ↨↑↓    Slach-schlic-schloc !  

                        →←  Flac-calF !

                        ↨∟↨   Zip-zap-zoup !  

 

Quelle maîtrise ! Quelle dextérité !

Tout dégringola.  

La pointe Bic eut beau helper-helper, la feuille de papier se quadriller,

Gripeminaud, en zig-zags organisés, d'un revers vengeur envoya tout valdinguer.

Jour après jour tout y passa,

du bouquet de roses Thé, aux factures entassées,

tout valsa.

Le coupe papier et la lampe articulée furent manu militari, virés.

Quel chantier ! 

La maisonnée alarmée est loin de soupçonner

ce minet si charmant qui dort en ronronnant.

Pas lui ! Pas ce petit chéri, gouzi gouzi...

On s'interroge, on suppute, on se querelle,

on dégaine de gros mots... paranormal, exorscisme, diableries ...

Mörgbûchedebois reste de bois.chat

C'est à ce moment là que très dis-tinc-te-ment le greffier rauqua

rhôâ-troll-troll-troool-troooll-rhôâ.

L'assemblée se figea, une oreille lui prêta, mordit à l'hameçon... Et si ce chat avait raison...

Si un être malveillant, laid sans doute, de surcroît, hantait ce mobilier... 

Si ce Mörçödeböis était ensorcelé ...

S'il était contagieux ?

S'il était dangereux ?

Léthifère ? Délétère ?

Misère ! 

Mörçödeböis, sans autre forme de procès, fut bouté hors de la maison,

jeté dans un brasier ardent. Il s'y contorsionna... s'y consuma, s'y cendrifia.

Soulagée la famille applaudit.

RWÂÂÔÔ ! rugit en son for intérieur  Mistigris. 

Miaouuu... roucoula le minet si joli

contre le sein de sa maîtresse blotti, gouzigouzi ! 

 

 

 

 

 

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Date remarquable

Publié le par François & Marie

Le 6 novembre c'est la fêtes des Bertille des Léonard et des Winnoc...

Non mais franchement, qui a jamais entendu parlé d'un Winnoc ? à part peut-être pour faire des blagues du genre :

Monsieur et madame Xydable ont un fils ... Winnoc parce que Winnoc Xydable .

Léonard c'est un prénom de bûcheron car on sait que Léonard devint scie et Bertille c'est trop mignon, on dirait un nom de confiture. 

bisou

Plus sérieusement le 6 novembre c'est surtout la fête de Cabardouche, et là nous avons un nom original et de bon goût !

Cela fait  aujourd'hui 5 ans que Marie invente des histoires que s'amuse à gribouiller le François. 

Alors, en ce jour anniversaire, c'est le moment de faire un grooooos bisou aux lecteurs qui nous font l'amitié de s'arrêter sur notre page et qui la font vivre avec bonne humeur !

Un grand merci à tous .

 

Publié dans La p'tiote

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