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Noël

Publié le par François & Marie

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"Dans la grande nuit de Noël il faut avoir le coeur d'un enfant pour voir la lumière" 

Marie & François

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Publié dans Dictons

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Défi n° 135 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

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"Un homme ou une femme reçoit un cadeau, un colis, une lettre... il peut lui plaire ou pas... il peut lui être destiné ou pas..."

À vous de raconter, de broder, d'inventer, d'imaginer; à chacun son histoire même la plus abracabrantesque.

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- M'dame B'jour ! Un p'tit paquet pour vous.

- ... ? 

- Une signature, s'vouplaît, contre paiement... 292 € 78 centimes.

- Quoi ! mais je n'ai jamais rien commandé ! ...

- Bin...C'est p't'être le Père Noël ma bonne dame...

- ... Qui fait payer ses cadeaux? Belle mentalité ! Vous êtes sûr que ce colis est pour moi ?

- Bin c'est vot' nom ? Vot' adresse, ou pas ?

- Certes, ce sont. Mais... 292 € et des poussières, c'est pas une paille...

- Moi j'suis que l' livreur ma p'tite dame... faut s'décider, signer et payer, j'suis pressé !

- (grommelage interrogatif .............. ?)

- Voiiilààà... merci m'dame, v'là l' double d' la commande. À la prochaine !

- (bis: ............... ?)

S'assit. Réfléchit.

S'auto- interrogea.

Se creusa le ciboulot comme si elle avait la trouille d'être passée à tabac.

Oui...Oui ... M'sieur le Commissaire, je voisssjevoisssjevoissss...(se prenait pour Madame Irma). 

Fin octobre, au milieu des promos de Clindœil pour les suaves Stollen de ♫ Stille Nacht  ♪

 Heil'ge Nacht ♫ (trois centimètres de sucre glace sur pain brioché au beurre "frais" fondu

aux œufs "extra-frais" blanchis avec la cassonade fourré de pâte d'amandes -aux -amandes

fruits secs à volonté et fruits confits macérés dans du schnaps à la cannelle th 180°

Celsius 45mn pour la modique dose de 850 kcalories la mini-tranche et demie, pouf !).

S'égarait. Continua. 

M'sieur le Commissaire, au milieu des réclames paperassières de Clindœil sus-cité, de Sup et

 Ru qui vantait ses papillottes à pétards du Nouvel An et Quasi-now qui faisait miroiter son

 foie gras du réveillon (alors que nous n'étions qu'à la fin de l'automne, qui, lui, faisait son

 boulot dans les temps, en sommant les framboises remontantes de bien vouloir remonter afin

 d'offrir leurs rouges drupéoles aux baveux colimaçons), il serait peut -être possible que

 parmi ce fatras de cellulose transformée en feuillets imprimés,  j'aie lâchement catapulté

UN catalogue dans ma poubelle bleue...

Mais oui ! Ça lui revenait ! ... UN catalogue très laid de "La Maison du Corset". 

Oui... M'sieur le Commissaire, peut-être y avait-il dans ce catalogue un bon de commande

pré-imprimé...

Oui... peut-être que mes nom, prénom, adresse y figuraient...

Ça ne fait pas de moi pour autant une coupable. 

Vous feriez mieux de rechercher

QUI ? a eu l'audace de fouiner dans MA poubelle-tri sélectif ? (redevance PERSONNELLE

fort onéreuse.)

QUI ? à mon insu a signé l'illicite bon de commande ?

QUI ? a mesquinement profité de l'enveloppe T (ni perte de temps en farfouillage me restait

bien un timbre bon sang de bonsoir, ni léchouillage d'icelui) ?...

ET SURTOUT ! SURTOUT, 

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QUI ? a OSÉ cocher X parmi les propositions de la Maison du Corset, les cases ci-après:

 

X"Serre-taille pour personnes ayant un physique

          très particulier".

 

X"Au -delà de taille 50, nombre de baleines doublé, surcoût 50€.

 

Des goujats ! 

Des pignoufs !

Des paltoquets ! 

Des envieux fouineurs de déchets bleus ! 

Des jaloux de ma belle apparence, car,  Monsieur le Commissaire peut le constater, je suis

une dame harmonieusement... légèrement enrobée...

 

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Pour illustrer le texte savoureux de Marie, le jeune Andiamo, fidèle lecteur de Cabardouche, nous recommande l'écoute de cette charmante chanson interprétée par Yvette GIraud.  


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Défi n°134 (Chat alors !) proposé par Jill Bill pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

papatte.jpgMörgsögdböigs* naquit en kit. 

Ses planches et ses boulons tout bien empaquetés, allée WXYZ .

Un bricoleur du dimanche, un samedi à la maison l'amena.

À la hâte le dépaqueta. Sans pudeur sous le lustre de l'entrée l'étala.

Le malmena, l'embrouilla la tête en bas, la droite à gauche et vice versa.

Le vissa de guingois, le maudit et, sans ménagements le dévissa.  

D'un tournevis irrité le revissa,  puis ouf, dans l'angle du salon l'installa.

Morceaudebois* suédois, de kit, en bureau s'émancipa !

Il rutilait, se trouvait beau ! Beau comme un roi.

Un roi statique à l'ambition de tire au flanc, rêvant d'un état stationnaire.

Mieux vaut, me direz-vous, un état stationnaire qu'un état qui s'altère.

Certes. Certes mon cher Albert.

Dans cette même demeure Raminagrobis, prince des chats, tolérait ses maîtres.

Dès tout petit, ce chaton avait prédit, de la maison qui m'abritera je serai le roi.

Roi libre de fureter, de fouiner, d'explorer, de partout m'étaler, me répandre, me vautrer. 

Depuis des années il se délectait de cette totale liberté.

Aussi fut-il très agacé du remue-ménage provoqué

par la mise en place de cet étrange bois boulonné

qui ne lui avait même pas été présenté.

L' O'Cédar à moustaches s'empressa de tester le nouvel arrivant,

l'approcha en rampant pré-cau-tio-n-neu-se-ment.

Vibrisses alertées, il renifla l'intrus,

en conclut, il pue !

Vitement s'en éloigna. En observateur se hissa

au faîte de la corniche de l'armoire de tante Miche.

Ce qu'il vit le ravit.

Le plateau de Mörgsögdböigs offrait une piste dégagée,

sans vent arrière ni remous traversier.

Trop tentant ! Son échine féline en frémit. 

Audacieux il s'élança bziii sur la plate-forme cirée.

Plaf ! il atterrit sur le tapis, le coccyx endolori. Mortifié.

Il s'entêta. Itéra et réitéra.

Bingbingbing! Il prit trois gadins d'affilée.

En voilà notre fier félin fort vexé.

Morceaudebois en sourdine éclatait de joie,

ahahah ! Vieux greffier, de nous deux qui est le roi ?   

Patte pelue ne s'avoua pas vaincu(e).

Il jura que tout élément qui serait déposé sur ce bureau,

par lui en serait SYS-TE-MA-TI-QUE-MENT délogé illico.

Il tint parole aussitôt. 

Au prix d'une preuse é-lon-ga-tion,

(gniiii... ce freluquet meubliau a une surprenante hauteur au garrot...)

patapon procèda à une méticuleuse liquidation.

Aucun millimètre ne lui échappa.

Quelle virtuosité !

                        ↨↑↓    Slach-schlic-schloc !  

                        →←  Flac-calF !

                        ↨∟↨   Zip-zap-zoup !  

 

Quelle maîtrise ! Quelle dextérité !

Tout dégringola.  

La pointe Bic eut beau helper-helper, la feuille de papier se quadriller,

Gripeminaud, en zig-zags organisés, d'un revers vengeur envoya tout valdinguer.

Jour après jour tout y passa,

du bouquet de roses Thé, aux factures entassées,

tout valsa.

Le coupe papier et la lampe articulée furent manu militari, virés.

Quel chantier ! 

La maisonnée alarmée est loin de soupçonner

ce minet si charmant qui dort en ronronnant.

Pas lui ! Pas ce petit chéri, gouzi gouzi...

On s'interroge, on suppute, on se querelle,

on dégaine de gros mots... paranormal, exorscisme, diableries ...

Mörgbûchedebois reste de bois.chat

C'est à ce moment là que très dis-tinc-te-ment le greffier rauqua

rhôâ-troll-troll-troool-troooll-rhôâ.

L'assemblée se figea, une oreille lui prêta, mordit à l'hameçon... Et si ce chat avait raison...

Si un être malveillant, laid sans doute, de surcroît, hantait ce mobilier... 

Si ce Mörçödeböis était ensorcelé ...

S'il était contagieux ?

S'il était dangereux ?

Léthifère ? Délétère ?

Misère ! 

Mörçödeböis, sans autre forme de procès, fut bouté hors de la maison,

jeté dans un brasier ardent. Il s'y contorsionna... s'y consuma, s'y cendrifia.

Soulagée la famille applaudit.

RWÂÂÔÔ ! rugit en son for intérieur  Mistigris. 

Miaouuu... roucoula le minet si joli

contre le sein de sa maîtresse blotti, gouzigouzi ! 

 

 

 

 

 

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Date remarquable

Publié le par François & Marie

Le 6 novembre c'est la fêtes des Bertille des Léonard et des Winnoc...

Non mais franchement, qui a jamais entendu parlé d'un Winnoc ? à part peut-être pour faire des blagues du genre :

Monsieur et madame Xydable ont un fils ... Winnoc parce que Winnoc Xydable .

Léonard c'est un prénom de bûcheron car on sait que Léonard devint scie et Bertille c'est trop mignon, on dirait un nom de confiture. 

bisou

Plus sérieusement le 6 novembre c'est surtout la fête de Cabardouche, et là nous avons un nom original et de bon goût !

Cela fait  aujourd'hui 5 ans que Marie invente des histoires que s'amuse à gribouiller le François. 

Alors, en ce jour anniversaire, c'est le moment de faire un grooooos bisou aux lecteurs qui nous font l'amitié de s'arrêter sur notre page et qui la font vivre avec bonne humeur !

Un grand merci à tous .

 

Publié dans La p'tiote

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Défi n° 133 (Pseudo du blog) proposé par HARMONIE pour les CROQUEURS de MOTS.

Publié le par François & Marie

 

METTRE EN SCÈNE LE PSEUDO DE VOTRE BLOG :

"CABARDOUCHE".

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Les re-voici, les re-voilà !

Dans la cour de la ferme ,"Marie-tout court" la ptiote paysanne met en garde Charles Édouard, ptiot parigot. 

- Pârs gaidge à la CABARDOUCHE ! 

Prends garde à la CABARDOUCHE !

- CABARDOUCHE ?... mais qu'est-ce donc que celà mon amie ?

- Hin-hin, man ptiot parigot ! I vint du djasé- patois francoprovençal arpitan qu'an cause pas bin loin d' lâ Su---isse ! Charche don c'qu'i veut dir' !

C'est issu du parler - patois francoprovençal arpitan utilisé pas loin de la Suisse. Devine donc ce que ça signifie ! 

- Hum ... Ça se mange au goûter, CABARDOUCHE ?

- Nan !

- ... Ça peut faire mal, CABARDOUCHE ?

- I s' pourrôt !

Ça se pourrait !

- C'est contrariant !... Nanny dit que je suis un petit être sensible et délicat...

- Ouais ! Pieutôt in ptchiot trouillou ! 

Oui !  Plutôt un peu trouillard !

- ... Ça peut salir mes habillements, CABARDOUCHE ? 

- Dês coups voui, dês coups nan ...

- Fichtre !...  Nanny n'apprécie guère que que je gâche mes tenues... 

- Ouh le trouillou, lalalèreu ! Si te d'vines, t'érâs in ptiot r'lôchou !

Si tu devines, t' auras un p'tit bisou !

- Dis... Marie-tout-court, après moultes et mûres réflexions, je ne souhaite pas "être" CABARDOUCHE...

- Poure Roudoudou, t'es de pieus en pieus beurdin ! Acoute-me don ... A pe d'eun',  an "êst" point CABARDOUCHE, an "fâît" CABARDOUCHE... A pe ...

           SPLACH !

Pauvre Roudoudou, tu es de plus en plus benêt ! Écoute-moi donc... Primo, CABARDOUCHE, on "ne l'est pas", on le "fait"... Et puis...

            SPLACH !

- À l'aide ! Marietoutcourt ! Vite ! À ma rescousse ! J'ai chaviré sur le bord de l'auge des nourrains et j'ai chu dans leur pâtée ... Beurkbeurkbeurk ! 

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- Wat ! J' m'en va te réscousser, poure bâllot ! Sins fér' exeprés, in cheuillant dins la pôtchâ dês nêurains, te vins d'fére CABARDOUCHE, i manque ren ! 

                      T'as viri cment in trebe-yôt, 

                       t'âs chambardé,

                       t'âs chê,

                       te t'âs r'trouvé cul su berdouille,

                       t'âs fét CABARDOUCHE, quouais !

Allez ! Je vais te réscousser pauvre benêt ! Sans le faire exprès, en tombant dans la potée des cochons, tu viens de "faire CABARDOUCHE", il ne manque rien !

                        Tu  as tourné comme une toupie, 

                         tu as perdu l'équilibre,

                         tu es tombé,

                         tu t'es retrouvé cul par dessus tête,

                         tu as fait "CABARDOUCHE", en somme !

- ! Marie- tout -court, n'oublie pas mon p'tit bisou !

- Faudra te récœurer d'vant !

Il faudra énergiquement te nettoyer avant !

- ..."Te récœurer"... Krouik !..cmen si ma potchiâ ètôt cradouille... ill y êst mouait'nant qu'le gârs parigot l'a saloupionnée en cheuillant le darrié d'dâns, se r'varpe le neûrrain ! ... "Te récœurer"... j' t'en foutrôt... Krouik !

..."Te récurer"... Krouik !... comme si ma potée était crade... elle ne l'est que depuis que le jeune parigot l'a polluée en tombant les fesses dedans, proteste le cochonnet ! Krouik ! 

piggy

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Pourquoi avoir choisi ce pseudo ?

- Mamie, raconte-moi le mouchou a pe la cabardouche ! réclamait ma fille, toute petite, à sa grand-mère.

-  La Léontine v'niôt d'ècarmouchi ! Ill forneille dins sês pattes poû èttrapper san mouchou. Ill fornaichôt si bin qu' ill s'â empatroïllie dins sa biaude, ill trôveôt point la pouche d'san gran d'vantier bieusse... V'là ti pâs qu' ill ça atout empouaigi lês pids dins ène r'messe ! Ill a fét èn' de c'tês cabardouches, vieux !

La Léontine venait d'éternuer ! Elle s'est mise à farfouiller dans ses vêtements superposés pour trouver son mouchoir. Elle founaillait tant qu'elle s'est empêtrée dans sa robe et qu'elle ne parvenait pas à trouver la poche de son grand tablier bleu... En plus de ça, elle s'est pris les pieds dans un balai ! Elle a fait un de ces cabardouches (une de ces roulades cul par-dessus tête) !

"Cabardouche", mot rigolo, est resté le terme fétiche de l'apprentie patoisante et a naturellement titré cette page de François et Marie ! 

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Défi n° 132 ("Expression connue") proposé par Dimdamdom pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

" Expliquez à votre sauce l'origine d'une expression connue".

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Quand on aime on ne compte pas !

C'est pourquoi dans ce texte il n'y aura pas seulement une  expression mais plusieurs, fruitesques et légumesques et quelques autres chiffresques !

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Les jambes en compote Abutilon* le jardinier en a gros sur la patate.

Depuis plus d'une heure il fait le poireau et risque bien de prendre racines...

Tel le  balancier d'une pendule comtoise, il dandine, d'une main moite à l'autre  aussi tiédasse, une botte des fleurs de l'espérance, des perce -neige honteux de leurs clochettes flasquement ramollos.

Il n'a pas rêvé, Rose, pour qui il perd son temps et qui de ce fait lui devient si importante (dixit St Exupéry) lui a bien sussuré, entre la poire et le fromage, cher Abutilon, attendez-moi sous l'orme...

...Et il attend... et elle commence à lui courir sur le haricot ! 

Il se refuse à donner raison à ceux qui se demandent comment ce naveton haut comme trois pommes, les oreilles en feuilles de chou, avec un coeur d'artichaut et un petit pois à la place du cerveau, a-t-il bien pu taper dans l'oeil de Rose, cette belle plante et néanmoins mathématicienne... Qu'ils s'occupent donc de leurs oignons... rdv2

Pour lui c'est la fin des haricots... le bouche à oreille a fait boule de neige; ceux qui ne peuvent tenir leur langue ont dû lui révéler qu'il est sans un radis, fauché comme les blés...

Abutilon vire morose... Il ne voit pas la vie en rose tant qu'il ne voit point poindre Rose...

Finalement Rose point enfin ! Rouge comme pivoine et pourtant tirée à quatre épingles, elle accourt quatre à quatre.

- Cher Abutilon, pour ce retard, pardon ! Mon coiffeur m'a retenue cent sept ans, il n'en finissait pas de couper les cheveux en quatre, d'aller chercher midi à quatorze heures... Pfou ! j'ai bien cru qu'il n'allait pas me libérer avant la semaine des quatre jeudis...

-  Humiliation de jardinier, mes perce-neige à vous destinés, se retrouvent tout fanés...

-  Vile anarchie mathématique ! le mille-feuilles que je vous avais concocté, comme chiffe molle vient de s'écrouler... 

- Ma bien-aimée, nous voilà à égalité !

- Mon Abutilon, quand on aime, on ne compte pas, voyons ! 

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abutilon* Le jardinier porte le même prénom qu'une gracieuse plantounette: l'abutilon, qui se targue d' être vivace tant qu'il n'est pas boulotté par son ennemie, la ravageuse araignée rouge qui, fine mouche brouille les pistes puisqu'elle n'est point araignée mais acarien... Ah j'te jure, dans quel monde on vit !

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défi n°131 "La chance dans les jeux de hasard. " proposé par Martine pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Marie de Cabardouche "dénonce" François qui a intégralement pris en charge le texte et le dessin de ce défi, merci à lui !

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Fortuné Caso n’a jamais été capable de prendre une décision. Depuis qu’il arrive à se  tenir debout sur ses deux pattes arrières Fortuné s’angoisse à l’idée de trancher entre deux options . Fromage ou dessert ? Bourgogne ou Bordeaux ? Castor ou Pollux ? Fortuné ne sait pas décider. Cette incapacité le mine le déprime et devant tant de désarroi il se laisse sombrer dans une morbide boulimie à base de crème de marron. 

Près de s'empiffrer de gaufres tartinées de pâtes chocolatée, Fortuné voit un soir apparaître une sorte de luciole bleutée qui se révèle être une Fée. Si si, comme dans les contes. Chapeau pointu, baguette magique et sourire niais, la mini fée s’adresse au désespéré :

  - Bonsoir fils d’Adam, je suis Romone la fée et je viens vers toi pour t’aider . 

  - Hein ? quoi ? qui ? la fée Romone ?  et pourquoi pas la fée Licitation pendant qu'on y est 

  - ( elle n'était pas libre...) ... Bon. Tu souffres d’une grande névrose Fortuné, mais aujourd’hui le destin frappe à ton huis  pour t’aider à naviguer droit sur le long fleuve tranquille de la vie !

Hein ? 

  - Je viens t’apporter un truc pour t’aider.

- Ah ... Et comment savez vous que j’ai des soucis ? 

- Notre service informatique de renseignement est très performant, mais ne m’embrouille pas ; voici un jeu de cartes magiques. A chaque fois que tu dois décider de quelque chose, il te suffit d’en gratter une et le choix t'apparaîtra. 

- Oui bien sûr, ça a l’air intéressant mais je ne crois pas que je vais les prendre. 

- C’est gratuit. 

- Ces cartes vont certainement me rendre un grand service. 

La fée disparaît dans un «Pouf» bleuté suivi d’une petite traînée de paillettes dorées.

 carte-destin.jpg

fortune.jpgFortuné se retrouve avec un paquet de cartes à gratter magiques et gratuites. Il décide d’en tester une sur le champ pour voir leur efficacité. Après avoir choisi la carte «nourriture» il gratte ... excité par l’incertitude de l’aubaine,  que va t-il gagner ? un kebab ? une pizza ?  une tartelette aux framboises ? Las ! Il se retrouve avec un plat de brocoli à l’eau . Fortuné déteste le chou. Mais le hasard en a décidé ainsi et c’est le plat qu’il doit ingurgiter. Pour ne pas rester sur une défaite il décide d’en gratter une autre : la carte loisir. Fortuné se demande ce qu’elle va choisir : cinéma ? Balade ? Stage de poterie ? Sport nautique ? A sa grande surprise , il se retrouve à assister à un colloque sur l’émergence de l’économie alternative au service de la production des rondelles en acier brossé. 

Les conférences ennuient profondément Fortuné. 

Pris d’un doute sur l’efficacité de ces cartes il en essaie une autre : celle intitulée «emploi» lui qui hésite sur son avenir professionnel, il est curieux de découvrir ce que le destin lui réserve : fonction publique ? commerce ? artisanat ? que va décider le grattage ? 

Quand il voit apparaître « Danseuse nue» Fortuné fronce les sourcils :

  - C’est vraiment n’importe quoi ces cartes à la noix ! Je ne peux vraiment pas laisser mon destin être guidé par ces âneries ! 

Pris d’une salutaire rage , Fortuné prend pour la première fois de sa vie une décision :  il envoie balader les morceaux de carton et déclare bien haut qu’à partir de tout de suite il tranchera seul dans le lard pour savoir ce qui lui convient sans confier son destin aux fantaisies du Jeu ! 

 

Non loin de là, Romone la Fée savoure le bénéfice de son intervention, car grâce à sa ruse et à la poudre de perlin pimpin, Fortuné a renoncé au «JE» de hasard. 


 

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Défi n°130 "Évasion" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

" Je voudrais qu'on s'évade, qu'on parte en escapade, je dis donc ÉVASION, on invente une histoire, on narre un souvenir, on s'exprime en prose ou en poésie." 

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Il est une fois un petit garçon de trois ans qui habite un vrai petit village rural (pléonasme totalement assumé !) 

Il a dans sa parentèle, un certain Gabriel, dit Gaby, colonel d'aviation de son état.

Gaby- Gabriel de temps à autre fait prendre l'air à son gros avion à réaction (certains se contenteraient d'un tour de vélo, Gaby lui, avionne !) 

La maison du mouflet se trouvant dans le couloir de ciculation du Gaby, celui-ci vient le saluer en rasant les toits dans un vacarme de tonnerre (il fait ce qu'il veut, c'est lui le colon, non mais !)

Tout le canton (ou presque !) sait que Gaby est en virée. Petit garçon en est très fier !

Il en trépigne de bonheur, vire girouette déboussolée dans le fracas du roulement grondeur qui s'éloigne. 

Il ripe de joie au milieu de la cour de la ferme où la poulaille caquette sa désapprobation. 

- Maman ! c'est Gaby ! Il est v'nu, moi l'a vu! Moi, moi... moi quand j' s'ra grand j' dira bonjour à toi avec mon groos navion !

Aussi, lorsque quelques jours plus tard Gaby- Gabriel arrive au volant de son Aronde dernier cri (aronde-hirondelle... il n'y a pas de hasard vous dis-je), petit garçon a bien du mal à s'y retrouver ... Où l'est ton navion, dis où l'est? et il se carre sur les genoux de son héros volant qui raconte, raconte... et le gaminou rêve d'éVasion. 

Cliche-2010-09-21-23-00-57.jpg

Ce rêve il le touche du doigt quand Gaby- Gabriel lui offre un cadeau fuselé, aux ailes encocardées de bleu de blanc de rouge.

Petit garçon arrondit bouche et mirettes, se fige un court instant empêtré d'émotion puis happe l'aéroplane en tôle et s'enfuit, encerclant de ses bras poupins le rouge cerise de son trésor. Il court l'asseoir au pied du grand tilleul.

À genoux devant son -navion- rien -qu'à -lui, petit garçon le contemple, sans oser y toucher puis s'enhardit vroum à faire tourner une puis deux hélices vroum vroum. 

Le carlingué flegmatique ne s'en émeut pas.

Clic, petit gars dégage le train d'atterrissage, clac le rengage, clic, clac, Gaby a raison, ça roule !

Le petit zinc est tout émoustillé par le truc herbu, censuré sur le tarmacadam, qui lui chatouille le ventre.

De petites mains agiles ploc, décapsulent le cockpit.

- Gaby a dit: avant le décollage, t'oublie pas, hein:  "chez clisse popoff hoquet ". (vouai vouai vouai ... et si on traduisait: "check list: pompe off, OK".)

Facile ! jubile le marmouset en asseyant son mètre zéro cinq sur le petit avion de quarante centimètres d'envergure.

- Paré?  Hoquet !  CHEZ CLISSE POPOFF HOQUET ! Et on s'envol' ...

...

Bernique !... Des clous !... Rien ne bronche...

Le marmot se bloque, sidéré... se reprend, re-récite la formule magique ... Macache...

Il houspille l'objet inanimé, Gaby a dit, chez clissse et tu voles !

Il enrage, Gaby a dit  Gaby a dit ...

Il suffoque de certitude Gaby a dit "tu voles" !

Il devient cramoisi, avance une lippe tremblotante qui fond bientôt en gros bouillons.

Et l'autre ! L'autre casseur de rêve, qui n'a même pas l'air capot, reste de marbre, vautré dans l'herbe qui l'a apprivoisé.

L'autre vilain vilain vilain qui s'en fiche de faire du chagrin...

L'autre qui se fait écrabouiller crac d'un grand coup de galoche bien fait bien fait, qui lui cambre les ailes en V.

Un V comme Victoire?

Un V comme éVasion? 

éVasion avortée pour cause de vent contraire: "Head wind". "OK".

OK ? tout simplement ... mais vous n'y pensez pas! Pour le bambin ce premier vent contraire ne se signe pas d'un "OK" de résignation... C'est un chaos qui le laisse KO. 

Par la suite on se blinde, mais pour  l'heure bon sang que c'est dur de renoncer à son rêve d'éVasion ...

Petit garçon en fait l'amère expérience. Il s'affale exténué, une menotte tombée sur le rouge de la tôle froissée et s'endort dans un gros OK hoquet de chagrin.

 

 

 

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Défi n° 129 " Voyage en nostalgie" proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots".

Publié le par François & Marie

"Voyage en nostalgie".

Choisissez dans vos photos anciennes une qui date de vingt ans ou plus, racontez-là.

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1960 - 2014 = 54

Gagné ! Ça colle à la consigne. 

Ces images ont ... quoi ? Déjà cinquante quatre années ! 

Années lycée.

Années pension.

Pensionnat de filles.

De filles venues de toute la France, pas la France des trente cinq heures, celle des quarante deux heures de cours par semaine.

Elles se les coltinent sans broncher. monique_0003flou.jpg

Toutes les deux semaines, le samedi à seize heures, elles s'envolent du pensionnat et s'y retrouvent le lundi à huit heures. En décomptant les trajets, ça leur fait, pffou... au moins trente énormes heures tous les quinze jours à passer en famille... Que demande le peuple !

Si une malencontreuse "colle" individuelle ou collective leur tombe sur le paletot, la sortie est reportée à la quinzaine suivante... La loi c'est la loi !

Ce lycée laïc applique des règles de vie quasi monastique. Plaf ! Le monde extérieur s'aplatit le nez contre l'immense portail que le concierge boucle à double tour crac-crac.

Interdits les journaux, les magazines et les nouvelles du monde proche ou lointain. 

Bannis les transistors méphistophéliques.

Tolérés les Kodak (Ouf ! Le défi d'Enriqueta va être possible !)  

Aucun événement externe ne doit venir perturber les études de quelques centaines d'agnelles bien à l'abri dans cette bergerie. 

Elles l'ont voulu, elles l'ont eu ! Après avoir concouru pour y être acceptées en quatrième, elles savent qu'elles n'en sortiront que huit années plus tard, bac, certification pédagogique et deux concours terminaux, en poche. Amen, la messe est dite !

Les brebis vont vivre sous la houlette d'une surveillante générale célibataire, pas grande, sans âge, austère, noiraude et Corse qu'elle nomme Ménazelles. Huit ans durant ses yeux pruneaux vont viser super bien  superviser toutes ces SES Mesnazelles.

Comme tout un chacun la Grande Manazelle a deux sourcils. Chez elle, curieusement l'un est très blanc, l'autre très noir.

Le haussement d'un seul, le blanc, marque la frontière entre une sévérité ordinaire et une foudre éminente. Mieux vaut ne pas provoquer l'élévation de l'albinos !

Toute Manazelle convoquée dans son bureau n'en mène pas large.

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Chaque matin la Surgé - Grande- Manazelle inspecte SES troupes, emblousées semaines impaires de carreaux rouges qui virent aux carrelages roses les semaines paires. Malheur aux Mesnazelles en erreur de coloriage !

Chaque midi Grande-Manazelle et MADAME (la directrice) arpentent l'allée centrale du réfectoire. Les Manazelles disciplinées, par huit, debouts derrière leurs chaises attendent le signal du sit down - setzen sie sich, en lorgnant sur le saladier de végétaux qui complémente artistement le Formica rouge de la table. "Vous", là-haut Faites qu'il y ait un petit escargot dans la laitue, le partage m'en laissera davantage, merci "Vous".

Un signe discret de MADAME, décodé en "je vous en prie asseyez-vous donc à la place qui vous est impartie et prenez plaisir à déguster ce déjeuner inclus dans le prix de votre pension" (c'est fou ce que l'on peut traduire en une légère inclinaison de tête) et ça se met à brouhahater. La cheffe de table, qui change toutes les semaines, sert sans trop "paner" les unes et les autres. Tout ce petit monde se restaure de bon appétit. Hé! "Vous", où est l'escargot ?

monique_0007-flou-copie-1.jpgLe jeudi après-midi promenade obligatoire. Aération du bataillon et permission de contact visuel avec la civilisation.


Là aussi veille la Vigie.

Ses yeux vifs et implacables scrutent le démarrage du défilé de SES Mesnazelles.

Ses Mesnazelles gantées et chemisiées de blanc, en tailleur et béret bleu marine, chaussures impeccablement assorties.

Ses Mesnazelles par centaines qui vont traverser la ville en deux longs rangs d'oignons bien alignés, encadrées par quelques "grandes", niveau concours final, les pionnes.

Ses Ménazelles qui ne doivent se faire remarquer que par leur discrétion, Mesnazelles VOUS-REPRESENTEZ - LE - LYCEE, leur port de tête altier, leurs pas assurés une-deux-une -deux, ni fous rires, ni mollesses du genou, ni piaillements, ni blablatage. LE-LYCEE ! VOUS-ETES-LE-LYCEE, vous dis-je !

Prudence ! On chuchote qu'en ville la Grande Manazelle aurait SES espions... Les demoiselles ont intérêt à se tenir peinardes !

Il faut voir comme elles se dépeinardisent quand les rangs d'oignons déboulent enfin en vue des prés et des vignes, boum ! Explosion du cortège ! Quilles bousculées ! Feu d'artifice !

Libérées les donzelles ! Elles s'égaillent, se décontractent en épluchage de gants, valdingue des bérets, liquéfaction des tuteurs vertébraux, patati-patatage, rigolettes, shootages de cailloux, maraudes en tous genres (eh, gaffe à la pionne !), affalage dans l'herbe des talus, rhaaa... soupirs d'aise.

Rhaaa !  Deux heures durant les jouvencelles gobent l'air libre, aspirent le ciel ouvert. 

Deux heures si vite passées... Déjà on doit reconstituer le puzzle des Manazelles.

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On réajuste le béret, 'tention ! pas de guingois "VOUS-ETES... "! Vite, on ratatine au fond des poches les violettes ou les trèfles à quatre feuilles cueillis dans un grand élan de fraîcheur à palper... et qui virent aux vieux poireaux que l'on ne cherche même pas à réanimer et que l'on écrabouille au retour, avec un zeste de mauvaise conscience entre les pages du gros dico. Cinquante ans après on les y retrouve raplaplats, anémiés, sécotement diaphanes au centre d'une auréole sépia ... on ose à peine les effleurer d'un bout de doigt... mollo-mollo on referme le gros dico... J'affirme pouvoir vous montrer sur quel talus sont restées leurs racines...

On ré-en-di-man-che len-te-ment les cinq doigts droits, identique punition pour les cinq gauches, so smart !

On se retuteure de la nuque aux talons.

On se remodèle pour la galerie un air de grandes filles modèles. 

On rectilignise les rangs d'oignons.

On rentre.

S'ensuit entre quelques inséparables, l'agréable moment du goûter. Aucune ne reste jamais au pain sec. Partager spontanément miels et confitures-maison avec celles qui ne rentrent pas souvent dans leur famille va de soi.

L'étude du soir, silencieuse, regroupe une quarantaine de Mesnazelles par salle.

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Interdiction de s'évader dans les pages d'un livre de bibliothèque ou bien d'habilement tresser des scoubidous, avant que les devoirs ne soient terminés; jolie surveillante surveille, l'esprit et le sourire ailleurs, elle tricote un pull torsadé pour son gentil fiancé qui ne rentrera pas de la guerre d'Algérie...

- Waouh ! Tu as "survécu" à tout ça, sans télévision, sans BD, sans téléphone, sans tablettes ? s'étonne la jeune génération.

- Il faut croire ! Tu peux ajouter sans chauffage dans les dortoirs, sans eau chaude aux robinets alignés sur un bac à toilette commun, sans maquillage, sans hystérie collective, sans piercing, sans cigarettes, sans french manucure, sans fringues de marques...

gouter.jpg- C'est toi qui refilais ta crème de marrons à ma mamine Thérèse ?

- Ouais ! en échange d'une demi-portion de "serpillière" !

- Quoi ? Pouâh !

- T'inquiète ! c'était le petit nom du hachis Parmentier, et il était bien bon!

- C'est vrai que ma mamie Christiane se faisait rapeller à l'ordre à cause du "pain du bourreau" ?

- Fallait pas rigoler avec ça ! Repas après repas, la cuisinière, dame âgée ( les plus de vingt cinq ans étaient des vieux à nos yeux d'ados) grande et sèche à l'impeccable chignon blanc, restait dignement assise à côté de la machine à couper le pain qui dzzzinguait, dzzzinguait, dzzzinguait les tranches de flûtes. Ta mamie désignée pour la semaine, réapprovisionneuse de la tablée, pressée de remplir la corbeille et de revenir à son assiette, harponne les tranches à la poignée et les jette plaf enchevêtrées en fatras dans la bannette. Petite, a prononcé calmement la vieille dame en retenant fermement le pan de la blouse de l'irrévérencieuse, le pain ça se respecte et celui-ci n'est pas le pain du bourreau (que l'on dépose à l'envers), tu le ranges ! Ta mamie a docilement aligné les morceaux et son pan de blouse a été libéré.

- Hihi ! Aujourd'hui encore elle est très pointilleuse et zieute souvent la corbeille à pain!

- Eh oui Mesnazeaux ! Les Nicole, les Monique, les Christiane, les Claire, les Thérèse, les Marie, les Simone des "années sans" ont été dispersées par la vie "avec" des responsabilités de profs, d'infirmières-chefs,  de conseillères, de kiné. Elles ont accumulé de beaux souvenirs, ont ravaudé tant bien que mal les balafres de leur âme et de leur cuir ... Une poignée d'entre elles ne s'est pas perdue de vue. Ahah, voyez, quand on parle du loup ! Voilà qu'arrivent les Ménazelles- "sans"! Zou-zou-zou ! disparaissez "jeunes z'avec" ! Faites place à celles qui ont cumulé pendant leurs "années sans" bien plus "d'avec" que vous l'imaginez et qui vont, illico, partager quelques bulles fines en hommage à plus de cinquante années d'amitié !

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"les sentiments" suite ...

Publié le par François & Marie

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