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Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

Publié le par François & Marie

Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

 

! neib àl'v eM

J'ai le trac. Me v'là tout en vrac.

Terrorisé, épinglé au tronc tel papillon de collection.

J'ai le tournis. Au secours ! il pleut des fourmis.

Décontracté comme asticot empalé par hameçon, je sens mon sang refluer sous mon capuchon. 

Destabilisé par les chatouillettes du muguet. Il me sonne les cloches, paraîtrait qu'insolemment  j'ai lorgné sous ses clochettes.

Attaqué par les girolles qui m'accusent d'avoir zieuté l'envers de leurs corolles. Elles en font même une jaunisse ces folles !

Si je lâche prise, tout là-bas là-bas au fond en bas, quelle sera ma surprise ?

Ça m'a l'air bien plus profond que l'océan et... j'sais pas nager dans le néant...

Allez, les gars soyez pas vaches... Pivotez l'image en bonne place, fissa ! 

Recta, promis juré, j'avouerai où j'ai planqué les œufs en chocolat.

 

 

 

 

 

 

 

Défi n° 142 "Le monde à l'envers" proposé par Lénaïg pour les croqueurs de mots

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Publié le par François & Marie

"Selon le principe que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, je vous propose de descendre en apnée dans la liste des anciens défis des Croqueurs. "

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Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

 

"Vous êtes pris d'une incoercible envie de faire pipi à un moment fort inopportun: racontez  mais sans faire usage de mots contenant la lettre "i".

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

An de grâce 1, 4+2, 2+4, 7+2. Temps de Carême.

Au cœur de la plus grande métropole de France le monarque Phébus, sa cour et une surabondance de fervents, ont passé la porte de la cathédrale pour entendre le prêche d'un orateur remarquable, le célèbre Bourdaloue, évêque précepteur du Grand Cétacé.

Ses sermons fameux sont démesurément longs. Prunelles closes, bras en valse de chasse-mouches le prêcheur subjugue, gronde, nuance le ton, le modère, le tempère, envoûte, tonne.

Madame De S. l'écoute avec déférence, proche de l'apnée. Quatre heures qu'elle est là pâmée sur son banc.

La dévote est détendue, pourtant son cerveau tente de la mettre en garde: son enveloppe charnelle semble en alarme. C'est nébuleux comme un début de tourment. Elle rejette ce tracas... occupée...pas le temps...

Tout en se concentrant à l'écoute du prêchant, elle sent confusément qu'un chambardement se prépare à hauteur de son organe que l'on ne prend pas pour une lanterne.

Bourdaloue toujours et encore, prône.

Elle, torturée, ne rêve que de se carrer sur un trône.

L'éloquent phraseur cause toujours.

De la palabre elle ne capte plus qu'un brouhaha confus.

L'homme voué à l'apostolat déclame, sermonne.

Elle s'en balance! Se balance, souffre, se déhanche, veut penser à autre chose... absurde, elle ne pense qu'à ÇA, elle est près de lâcher de l'eau... De grâce ! Elle va exploser ! Un trône... par bonté, presto !

Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Alertée par le comportement onduleux de sa patronne, la servante de Madame accourt, enclave prestement un vase salvateur sous les étoffes chambardées. Ça urge.

Béate, Madame honore le vaste pot de chambre, lâche les vannes, expulse, se soulage, transgressant allègrement les convenances, elle glougloute.

Ses cascades, ses clapotements, ses déferlements masquent les phrases de l'éloquent verbeux.

Penaude et enchantée, sans gêne et soulagée, elle pleut.

Bourdaloue avec constance, harangue toujours.

Peu à peu les cascades se calment, s'é-gout-tent ploc, ploc, ploc.

Rassérénée, Madame sur sa stalle se cale confortablement, prête à renouer avec la faconde du prêcheur.

Solennelle, la servante entoure de ses tentacules le vase où tremblote l'humeur aqueuse encore chaude et remonte crânement la travée.

Sur son passage on murmure, on approuve, on mesure les avantages du pot de chambre ambulant, on l'adopte, on le nomme bourdalou.

Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

 

Dès lors à chaque messe, les Dames sont accompagnées de leurs servantes, elles-mêmes flanquées de leurs jules bourdalous.

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Défi n° 141 proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots. Reprise du défi n° 39 proposé par Olivier de Vaux en septembre 2010.

Anecdote:

Stupeur amusée lorsqu'au détour d'une table d'hôtes le jus du poulet rôt nous fut présenté dans un superbe bourdalou en Sèvres, trouvé aux puces par l'hôtesse de céans !

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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

Donner un titre au défi à partir de ce que vous inspire cette image.

 

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- ( Han ! m'a fait peur... Qui c'est lui ?) Monsieur ?

- ...

- Hé, m'sieur !

- ...

- (Whou... n'a pas l'air bien frais... ressemble à une grosse carpe échouée au milieu du désert.) Heureusement, t'as trouvé l'ombre de la treille de ma mémé, hein m'sieur ?

- ...

- (Une carpe muette, sourde, saucissonnée dans un gilet-veston...) Mémé te grondera si elle voit que t'es sorti sans chapeau.

- ... CHAPEAU ! tressaute la carpe.

- (Han ! c'est vivant!). Bin quoi ? Heu ... Chapeau !

- Arg !... pas CE MOT, rugit le carpillon.

- (Ouh là... y va me faire un coup de sang...) Regarde, je viens de cueillir un grand panier de joncs, je vais les tresser en chape...

- SILENCE ! je ne veux plus entendre parler de CHAPEAUX .

- ...

- Pffou (Soupir de détresse...) J'étais PDG de Galure & Galurin spécialiste des chapkas ... Depuis qu'il fait chaud, mes employés ne veulent plus fabriquer ces coiffes de fourrure, ils veulent produire des bobs (pourquoi pas aussi des tongs pendant qu'ils y sont). Ils m'ont lâchement expulsé, viré, évacué de mon fauteuil de PDG...

- T'inquiète ! Ça va aller...Ton gros fauteuil de cuir lui non plus n'était plus de saison, on va le remplacer par une jolie chaise de coucou * en joncs tressés, bien aérée pour l'été. Donne ta main... Ah! tu souris... Alors on peut commencer !

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Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

* Chaise de coucou: enfants, lorsque nous gardions les vaches, dans nos contrées de ruisseaux et de marais, l'un de nos passe-temps était le tressage de petites chaises en joncs. Nous les déposions en rang d'oignons au bord du ruisseau pour que les coucous viennent s'y asseoir !

On n'y retrouvait jamais de coucou mais parfois, surprise! de belles écrevisses égarées s'y retrouvaient piégées.

Défi n° 140 " La chaise de coucou" proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de mots.

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Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

En maintes circonstances Constance a fait de la résistance.

A tapagé en battant les pavés qui incendièrent les oignons de ses dix doigts de pieds.

A fait front le front ruisselant, en brimbalant des calicots troués. Une incivile tendinopathie s'ensuivit.

A scandé des slogans qui réclamaient le droit de chacun à choisir sa voie. Y a cassé sa voix.

A pétitionné pour des causes plus ou moins grandioses.

A combattu bien des diktats, résistant à l'envie d'en venir aux poings, qu'elle a mis sur le i de "ça suffit".

Aujourd'hui aussi, ça suffit !

Constance a pris sa décision et François a dessiné cette irrévocable détermination:

Dorénavant elle ne va plus quitter sa cuisine,

son havre, son refuge, son chez elle, son repaire à tartines.

Elle y règne en souveraine, au milieu des robots et de la porcelaine.

Ici elle peut tout régenter, quelle félicité !

Soyons fous, osons le dire... quel pied !

Trilili, c'est dit !

Constance s'enroule en chantonnant ♪ en un devantier très seyant.

Elle va concocter un frichti exquis enrichi de croûtons frits, trilili ♫.

Plic, plac, ploc, elle gave son vieux grille-pain de pain de mie, triili ♪.

Abaisse la manette qui, splong, rebondit en lui fêlant un ongle, l'abruti.

Ré-appuie et ... oit.

- Eh oui, ricasse le vieux grilloir en sautant du comptoir, inutile de t'escrimer, je me suis détaché de la prise qui me tenait en laisse,

Yeux béants, elle en reste comme deux ronds de flan, tempête, le menace de sa cuillère à bouillabaisse.

- Tu vas frire mes quignons, obéis non de non !

Défi n° 139 ("RÉSISTANCE") proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de mots.

Il s'enfuit, se récrie,

- J'ai résisté à la tentation de me goberger en grasses matinées. Je me devais sous ton autorité aux aurores de toaster, toaster et re-toaster. Qui donc m'en a su gré ?

J'ai dominé l'envie de faire tout roustir, prenant soin de toujours bien rôtir. Qui m'en a dit merci ?

Tout rouillé des rotules, le teint verdâtre et les pattes en spatules, je cours m'oxygéner.

- Reviens mon tout mignon, j'ai besoin de grignons pour mon bœuf bourguignon !

- Non, non et re- non ! Sur ton ordre j'ai de trop de croûtons grillé les ripatons.

J'ai décidé de m'amender, de virer grilloir repenti et d'épargner ce petit pain de mie.

- Grand merzi mon zami ! roucoule toast-l'espiègle de son accent mi-farine de riz, mi-farine de seigle.

- Reviens ... supplie la cordon bleu(e) qui lève les bras aux cieux.

- Vas-y mon zami, résiste. Allez roule! De tes résistances neutralise l'effet Joule !

Fuyons, résistons, au galop décampons !

S'écrit petit pain de mie, chef de mutinerie, ragaillardi à l'idée de ne plus jamais être frit.

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Saint Valentin

Publié le par François & Marie

Saint Valentin

Le 14 février les oiseaux cuicuitent et zoziotent dans les arbres: ils construisent ensemble des nids douillets avec une habilité et une patience inouïes. Le 14 février c'est la promesse du printemps qui pointe le bout de son museau, c'est les ombres de l'hiver qui s'éloignent, c'est l'année nouvelle qui se réveille dans un petit air frais revigorant . C'est la fête des amoureux. C'est le jour où on ne pense pas aux méchants qui salissent bêtement la planète en criant fort pour faire peur aux enfants. C'est la fête des amoureux, on pose un baiser sur les lèvres de sa bien aimée pour lui dire que les oiseaux continueront longtemps à cuicuiter et à zozioter.

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Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.
Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Vous voyez cette "brindille", oui celle qui tambourine d'un ongle carminé et préoccupé l'émail de ses jolies incisives fraîchement orthodontées, c'est Aglaé.

Aglaé vient d'agencer en cabinet de curiosités les trésors, en soldes, qu'elle a quêtés. Elle passe en revue ses trophées.

Dans un cliquetis de bracelets elle pointe soudainement d'un index accusateur le lumignon travesti en amanite tue-mouches qui occupe un casier de l'étagère.

- Ce champignon, d'où vient-il, moi qui n'ai jamais pu les digérer...

Aglaé peut être sujette à des amnésies consécutives à certains achats compulsifs.

Et hop ! elle vire la lanterne au gros pied chapeautée de rouge et vlan la rétrograde au niveau du plancher.

Aglaé se détend, cesse d'agacer sa denture, enchaîne un pas de côté, suivi d' un déhanché très étudié et lâche,

- Pââr-fait !

- Cââ-naille ! tremblote de rage la reniée qui se souvient qu'elle a dans ses gênes d'amanite des pouvoirs hallucinogènes, je vais en représailles semer une belle pagaille parmi tes précieuses trouvailles.

Ses prédictions se confirmèrent.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Lorsque Aglaé faisait mine de se saisir du sac noir chat bossu cuir verni aux yeux jaunes fielleux 305 €, il se mettait à feuler, à crachoter. Elle l'abandonna au portail de son redresseur fiscal.

Alors qu'elle avait décidé d'aller minauder en compagnie de sa minaudière clopeuse à sequins et cristaux 1500 €, la brindille se voyait interdire l'accès à toutes les soirées branchées madame, ici, nous tolérons bien des turpitudes, mais, fumer est interdit !

Un matin de vent glacial elle voulut se coiffer du modeste bonnet acrylique, 12 € 90 (une misère), celui-ci exigea que les yeux de la belle se placent très exactement au niveau de ses quinquets divergents. Devant cette impossibilité anatomique elle céda le couvre-chef au chef des vengeurs masqués, en mal de cagoule.

Guillerette un matin Aglaé s'attaqua à gambader souplement en sneaker gauche 790 €, résille rose bonbon orné de broderie, au bout de cent mètres à cloche-pieds, elle s'écroula, épuisée. Elle en déduisit qu'elle aurait bien dû acheter le deuxième soulier...

En toute logique, puisque l'automate tout raide, rose nacré et petit riquiqui, 23 €, tolérait l'appellation insolite de "boule de Noël", la brindille, l'accrocha au sapin. Le petit robot vexé comme un pou utilisa ses pouvoirs intergalactiques pour vriller en une bouillie ruineuse le Nordmann floqué, puis se mit en orbite pour retrouver son copain Nono le petit robot.

Se sentant en phase avec un doux soleil printanier, Aglaé choisit d'exhiber son sac en cuir grainé. De loin on aurait cru qu'elle baladait une grosse tranche de jambon en laisse (une tranche à 1190 €, ça fait cher le kilo!), elle fut stupéfaite et effrayée de voir se rassembler à ses trousses une meute inquiétante de canins et félins. Elle courut chez elle se calfeutrer, décida que le jambon était périmé, le donna à sa bignole qui en orna sa cheminée aux côtés d'un matou empaillé.

Son sac en veau rebrodé de 1200 € de sequins lui infligea lui aussi bien des déconvenues, il meuglait bruyamment dès qu'elle croisait un étal de boucher. Elle se vit accuser de détournement de chalands par le syndicat des tripiers. Depuis Aglaé ne mange plus que des calamars, sans frites et sans moutarde, c'est son droit d'après le Code Pénal.

Elle crut bien ne plus jamais marcher droit lorsqu'elle se percha à droite sur une bottine daim 1395 € et à gauche sur son homonyme, et pourtant dissemblable en cuir 895 €. Est-ce l'écart de 5 cm ou celui de 500 € qui la transforma en Quasimodo claudiquant ? Elle jeta le bottillon droit du haut de la tour gauche de Notre Dame et le gauche depuis la tour droite, par pur esprit de contradiction.

Un jour d'été alors qu'elle déambulait dans la campagne, Aglaé fut attaquée par une alouette qui lui vola sa coquette coque iPhone 55 € . Il semblerait que le volatile l'ait confondue avec un miroir aux alouettes. Dépitée l'alouette décida de changer de lunettes et de se faire plumer et le bec, et le bec (elle ne s'était jamais aperçu qu'elle en avait deux...)

L'hiver venu, Aglaé décida de se ganter de renard, 453 €. Qu'avait-elle fait là ! Dès qu'elle croisait un corbeau qui revenait de la supérette en trimbalant un camembert ou une cigogne qui venait d'acquérir un nouveau vase à long col, la moufle en Goupil se mettait à glapir, à japper, à trompeter, provoquant l'ire des gens du quartier. Embarrassée, elle courut l'enfouir dans le terrier... d'un blaireau, pour tromper l'ennemi.

Défi n° 138 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Aglaé démoralisée par le vide de ses étagères, se saisit de la lampe champignon qu'elle plaça bien en évidence dans le plus beau, le plus vaste des casiers. Hé hé ! L'amanite était vengée.

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Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 137 proposé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots.

"Racontez des retrouvailles soit avec une personne, un objet, un lieu, soit une perception visuelle, olfactive, auditive".

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Ému il retrouve ses cahiers d'écolier.

Devoirs avec précision datés, traits à la règle soigneusement tirés.

Pourtant ...

                                             Mardi 14 juin 1949.

                                     Exercice de mathématiques.

Sûr de lui il avait affirmé d'un crayon plein de toupet 25 x 4 = 80... Quel pépin !

L'encre rouge du maître s'est empourprée " Étourneau ! ZÉRO. Où est passée la retenue?" 

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, de la retenue il en a fait preuve la plupart du temps, jamais en retenue, ni même dévergondé, ni même extravagant. Pour un seul manque de retenue ne peut-on l'excuser, est-ce donc si grave d'agir de temps à autre sans retenue?

- Objection rejetée, la retenue est exigée !

 

                                             Mercredi 18 janvier 1950.

                                                              Dictée.

En marge il déchiffre "Étourdi ! en faudrait-il une supplémentaire pour que tu consentes à accorder un pluriel aux mille et une nui?"

Plaidoirie Janvier 2015.

- Maître, envoûté par ces fascinantes nuits plurielles, son esprit d'enfant les a cristallisées en UNE, seule, unique... d'évidence au singulier.

- Il est singulièrement insolite, que l'on ose plaider pour un singulier tenu d'être pluriel. Objection rejetée, le pluriel est imposé.

 

                                               Mercredi 25 octobre 1950.

                                                  Perspective cavalière.

                      Dessiner un cube, calculer son volume sachant que V = B x H.

D'une médiocre qualité, le papier ligné porte encore les stigmates d'un gommage laborieux.

Le verdict est tombé.  " Calcul exact mais le tracé sans soin du cube est saboté." 

PlaidoirieJanvier 2015.

- Maître, l'expression "Excès de soin" eut été plus approprié. En effet, après s'être aperçu du non parallélisme de son tracé, l'accusé, vous tenant en haute estime, ne voulut pas vous infliger l'inexcusable rencontre des droites parallèles. RÉSULTAT, frénétiquement et non moins consciencieusement, il gomma. Maître, avez-vous au cours de votre vie tenté de gommer du papier sournoisement pelucheux ? Il cotonne, il floconne, il duvette et SE TROUE... Face à cet irréversible échec, DILEMME ! Soit l'accusé arrache la page du Cahier du Jour, sacrilège suprême car quelque part il est écrit "DU CAHIER DU JOUR AUCUNE PAGE NE SUBTILISERAS", soit il prend l'initiative de tracer à nouveau ce grumbble de foutu cube, sur du papier troué (en priant Ste Encre Épaisse de bien vouloir combler le vide) et non glacé (en priant Ste Encre Liquide de cesser de baver). Conclusion, par respect pour vous maître en particulier et pour la Perspective cavalière en général, l'accusé a tout mis en œuvre pour minimiser les dégâts. Aussi je vous enjoins d'effacer la mention "manque de soin...gna, gna, gna"... au moyen d'une gomme, je vous prie.

- Pitié, NON ! pas la gomme... J'accepte: objection pertinente retenue. Que l'expression "Élève zélé, consciencieux, méticuleux et appliqué" boute le vocable niaiseux et inapproprié usité ci-dessus. J'ai dit ! La séance est levée.

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Quelle heureuse retrouvaille !

Enfin le vieil écolier vient de gommer régler une mécompréhension de plus de soixante années.

Il se sent tout guilleret, tout léger.

Dorénavant il va pouvoir passer de bonnes nuit (... l'incorrigible étourdi !)

 

premier essai de calcul de volume.

premier essai de calcul de volume.

Publié dans Défis

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Défi n° 136 (vêtement & Co) proposé par Enriqueta pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

piscine

piscine

C'est un vêtement que vous aimez, que vous avez perdu et qui vous manque cruellement.

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Égaré petit pull bleu marine.

En suis encore chagrine.

Décolleté en V.

Tout neuf, pas délavé.

Cachemire  100 %,

qu'il me manque bon sang !

Vous qui l'avez chipé, chouravé, emprunté, 

sachez, mijaurée, que pour le laver, le rincer

vos mains seules devrez utiliser

(feignasse, pas d'engin à laver motorisé),

Défense de le fouler, l'écraser,

(ça n'est pas une purée, timorée !)

À l'envers en douceur le repasserez.

Malheureuse ! Arrêtez ! ne jamais le chlorer,

ni en tambour battant le sécher. 

Et si vous le tachez (maladroite !),

aérez, aérez

puis le perchloréthyléner.

 

Refrain : Égaré petit pull bleu marine... ♪ ♫

 

Ah ! J' viens de l' retrouver

tout au fond d' la piscine...

... tout pourri depuis cet été...

Il a bien mauvaise mine

mon p'tit pull bleu marine...

 

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Noël

Publié le par François & Marie

 ange bleu

 

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"Dans la grande nuit de Noël il faut avoir le coeur d'un enfant pour voir la lumière" 

Marie & François

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Publié dans Dictons

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Défi n° 135 proposé par Lilousoleil pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

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"Un homme ou une femme reçoit un cadeau, un colis, une lettre... il peut lui plaire ou pas... il peut lui être destiné ou pas..."

À vous de raconter, de broder, d'inventer, d'imaginer; à chacun son histoire même la plus abracabrantesque.

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- M'dame B'jour ! Un p'tit paquet pour vous.

- ... ? 

- Une signature, s'vouplaît, contre paiement... 292 € 78 centimes.

- Quoi ! mais je n'ai jamais rien commandé ! ...

- Bin...C'est p't'être le Père Noël ma bonne dame...

- ... Qui fait payer ses cadeaux? Belle mentalité ! Vous êtes sûr que ce colis est pour moi ?

- Bin c'est vot' nom ? Vot' adresse, ou pas ?

- Certes, ce sont. Mais... 292 € et des poussières, c'est pas une paille...

- Moi j'suis que l' livreur ma p'tite dame... faut s'décider, signer et payer, j'suis pressé !

- (grommelage interrogatif .............. ?)

- Voiiilààà... merci m'dame, v'là l' double d' la commande. À la prochaine !

- (bis: ............... ?)

S'assit. Réfléchit.

S'auto- interrogea.

Se creusa le ciboulot comme si elle avait la trouille d'être passée à tabac.

Oui...Oui ... M'sieur le Commissaire, je voisssjevoisssjevoissss...(se prenait pour Madame Irma). 

Fin octobre, au milieu des promos de Clindœil pour les suaves Stollen de ♫ Stille Nacht  ♪

 Heil'ge Nacht ♫ (trois centimètres de sucre glace sur pain brioché au beurre "frais" fondu

aux œufs "extra-frais" blanchis avec la cassonade fourré de pâte d'amandes -aux -amandes

fruits secs à volonté et fruits confits macérés dans du schnaps à la cannelle th 180°

Celsius 45mn pour la modique dose de 850 kcalories la mini-tranche et demie, pouf !).

S'égarait. Continua. 

M'sieur le Commissaire, au milieu des réclames paperassières de Clindœil sus-cité, de Sup et

 Ru qui vantait ses papillottes à pétards du Nouvel An et Quasi-now qui faisait miroiter son

 foie gras du réveillon (alors que nous n'étions qu'à la fin de l'automne, qui, lui, faisait son

 boulot dans les temps, en sommant les framboises remontantes de bien vouloir remonter afin

 d'offrir leurs rouges drupéoles aux baveux colimaçons), il serait peut -être possible que

 parmi ce fatras de cellulose transformée en feuillets imprimés,  j'aie lâchement catapulté

UN catalogue dans ma poubelle bleue...

Mais oui ! Ça lui revenait ! ... UN catalogue très laid de "La Maison du Corset". 

Oui... M'sieur le Commissaire, peut-être y avait-il dans ce catalogue un bon de commande

pré-imprimé...

Oui... peut-être que mes nom, prénom, adresse y figuraient...

Ça ne fait pas de moi pour autant une coupable. 

Vous feriez mieux de rechercher

QUI ? a eu l'audace de fouiner dans MA poubelle-tri sélectif ? (redevance PERSONNELLE

fort onéreuse.)

QUI ? à mon insu a signé l'illicite bon de commande ?

QUI ? a mesquinement profité de l'enveloppe T (ni perte de temps en farfouillage me restait

bien un timbre bon sang de bonsoir, ni léchouillage d'icelui) ?...

ET SURTOUT ! SURTOUT, 

corset.jpg

QUI ? a OSÉ cocher X parmi les propositions de la Maison du Corset, les cases ci-après:

 

X"Serre-taille pour personnes ayant un physique

          très particulier".

 

X"Au -delà de taille 50, nombre de baleines doublé, surcoût 50€.

 

Des goujats ! 

Des pignoufs !

Des paltoquets ! 

Des envieux fouineurs de déchets bleus ! 

Des jaloux de ma belle apparence, car,  Monsieur le Commissaire peut le constater, je suis

une dame harmonieusement... légèrement enrobée...

 

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Pour illustrer le texte savoureux de Marie, le jeune Andiamo, fidèle lecteur de Cabardouche, nous recommande l'écoute de cette charmante chanson interprétée par Yvette GIraud.  


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