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Défi n°174 (Jules, Jeanne et sa cane), proposé par "Le Coin de Lilou" pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

" Mettre en scène:

- trois personnages: Jules, Jeanne et sa cane, un personnage de petite taille qui semble assez agité,

- un lieu: une mare près de l'église,

- un objet: une pendule. "

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Jules est un vieillard chenu. Il ne fait plus confiance à ses vieilles cannes et ne sort jamais sans sa canne.

Jeanne a une cane qui n'a pas de canichons, à quoi bon... la canette redouterait trop qu'ils finissent en pâté de canard, elle en canerait net.

Jules vit à Cannes. Jeanne et sa cane, à Cannes vivent aussi.

À Cannes il y a une église.

Près de l'église stagne une mare.

Sur un banc face à la mare aux canards Jules se pose, dépose sa canne, se déchausse - c'est le tic de ce type - chausse ses lunettes et déploie son canard.

Vite! la nécro, son nom n'y paraît pas, le voilà rassuré, puis la météo : demain, froid de canard (par anticipation il se rechausse) et enfin les cancans " Cacophonie au sein de la fanfare de Cannes : le Premier violon, traité de compassé (sic) par le tuba, lui rétorque qu'il n'est qu'un hélicon (sic), arrivé par piston, seulement bon à faire des canards [...]. À suivre."

Dans un entrefilet on annonce par décret " La mare aux canards près de l'église de Cannes est depuis peu ouverte gratuitement, non seulement aux canards, mais aussi aux canes, afin d'éviter dans Cannes les chicanes."

Jules en avise Jeanne.

Jeanne en réfère à sa cane.

La cane de Jeanne instruite, à son cou prend ses palmes (en or ? pas encore), précède Jeanne, se dandine jusqu'au tapis rouge de nénuphars, se glisse voluptueusement dans la mare aux canes et canards. 

Jeanne s'installe sur une chaise cannée auprès de Jules, son canard et sa canne.

Jeanne bée, prend des clichés, cinématographie sa cane à Cannes.

Cane pose, prend des poses, flotte, vogue, baigne, sereine.

Soudain coup de tonnerre ! explosion du tableau débonnaire.

Plaf !  Un personnage de petite taille, très agité, l'air foutraque, surgit d'une touffe de folle avoine, s'affale sur le large dos de cane. Elle s'affole. Violemment se débat, veut à toute force éjecter ce vulgaire qui agrippe et déshonore ses plumes scapulaires.

Le farfadet vocifère, ses pieds palmés convulsent, boxent le vide.

Cane de Barbarie crie à la barbarie, fait des sauts de cabri, tente de déboulonner l'ennemi.

Cane furibonde coin coin coin fait du foin.

Quel potin ! quel tintouin !

- Cachez-moi, sauvez-moi ! J'en ai marre, je veux m'engloutir dans l'abîme de la mare aux canards, couine le korrigan tremblant.

- Plonge, vas-y ! Vas-tu me lâcher ! cancane cane.

- Je ne sais pas nager ! aidez - moi à échapper à la très riche princesse Disse Grasse Yeuse qui doit m'épouser avant midi, piaille le nabot.

- T'es fada, toi ! Tu fais un esclandre parce qu'une princesse richissime veut t'épouser ?

- Elle est très moche, un vrai boudin ! boude le lutin.

- Un prince doit faire preuve de dignité, explique - toi crapoussin ! glapit la canette.

- Eh bien oui, CRAPOUSSIN JE SUIS et JE NE VEUX PAS ÊTRE  PRINCE, flûte le fluet, je suis un bon gros CRAPAUD, rond comme un tonneau ! Ce matin, alors que j'étalais avec extase mes verrues dans la vase, la Fée Rosse, marraine de Disse Grasse sort de la boulangerie sa baguette sous le bras. Elle semblait "en calvaire", grommelait... bécasse... riche... m'en débarrasser... la marier... au premier paltoquet... avant midi tabernacle... vite un prince... Et flac ! elle glisse et s'étale au ras de la mare, sa baguette (du pain complet bien compact) m'assomme à demi et... me voici. Je suis devenu ce qu'elle venait de prononcer.

- Eh bé ! à un mot près je recevais un tabernacle sur le râble, constate cane radoucie.

- Pitié, j'implore la protection de vos rémiges hospitalières jusqu'à midi passé. Je  ne veux pas être riche. Je veux redevenir crapaud, pataud, retrouver ma peau épaisse et mes yeux globuleux.

- Allez, viens giter dans mon giron, concède cane chaperon, flattée.

Peu après,

- Dong ding dong ... la grosse pendule du clocher de l'église de Cannes avertit qu'il est midi un quart au bord de la mare aux canards.

Aussitôt, pffit ! en place du prince gringalet, sourit un crapaud épaté, pacifique et lourdaud.

Cane, émue, nage précautionneusement jusqu'à la berge, y dépose son aimable fardeau.

- Cô ! désolé de vous avoir légèrement ébouriffée...

- Coin ! ... ça n'est rien, ça n'est rien... minaude cane l'œil en coin...

Jules, resté coi jusque là, en catimini s'informe,

- Hep ! Pssit ! elle est si riche que ça la princesse ? Refile-moi donc son adresse, crapaud.

- Quoi ! s'indigne Jeanne qui l'estampille d'un petit coup de canne sur le bas du dos.

- Quoi, quoi ? Cô ! Cô ? se demande Julot.

Dans la mare aux canards derrière l'église de Cannes il y a maintenant deux crapauds, l'un d'eux ne se sépare jamais de sa canne.

Chaque jour Jeanne et sa cane lui apportent le canard du jour, il chausse ses lunettes et leur lit les nouvelles que tous trois préfèrent, celles des canards boiteux.

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Joli Jura

Publié le par François & Marie

Marie et François se sont baladés dans leur Jura bien aimé et ont pu constater que les forces des sources locales étaient bien vivaces.

 

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Défi n° 173 (statufié sur un banc) proposé par "La cachette à Josette" pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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" On vous a servi une boisson qui vous a statufié sur un banc public ! Racontez ce que vous voyez, entendez et même ce qui se passe dans votre tête".

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- Ah monsieur ! Je crains que vous ne fassiez confusion...

- Ah mais voyons monsieur, quoi donc ? Je ne fais que reprendre possession de mon "tuyau de poêle", gorge de pigeon.

- Ah non monsieur, c'est mon "tube" que vous vous apprêtez à chausser. Votre huit reflets patiente, suspendu à ce perroquet.

- Ah monsieur, mais vous avez raison ! nos hauts-de-forme se ressemblent d'une indéniable façon, veuillez excuser ma méprise. Je me présente: Hilaire Germain Edgar De Gas, dit Edgar Degas.

- Enchanté, monsieur. On me nomme Hans Christian Andersen, sans surnom connu, hormis celui de "Pierrot" dont m'affuble un fâcheux, un certain romancier envieux...

Pour clore avec courtoisie cette anecdotique étourderie, Hilaire Edgar, fort civil, m'invita à liquider en sa compagnie le reliquat de la bouteille de "fée verte" qu'il venait d'immortaliser, en un tableau nommé fort à propos "L'absinthe".

Que bus-je? absinthe ou sulfate de cuivre ? Je ne saurais dire...

Toujours est-il qu'après avoir absorbé ce breuvage, je me retrouvai bizarrement figé, statufié, pétrifié, sur un banc public.

Me voici à la merci de la populace, qui questionne.

- Qui c'est ce gonze qui bronze sous ce bronze ?

- Dis-moi beau prince, ce livre fermé et beaucoup, beaucoup trop... bien protégé... que cache-t-il ? du grivois ? du polisson ? Est- ce que sous ton beau galurin tu camouflerais un esprit libertin ?

... Et de me tortiller le nez en signe de complicité.

Je me sens livré aux désœuvrés dont le métier est de flâner. Ils rôdent à mon entour.

Certains tartufes ironisent, aspergent mon chapeau du restant de leur bouteille d'eau.

-  Oh mais il a l'air fiévreux ce coco, engoncé dans son frac sous les cocotiers...

Des persifleurs en tongs, bermudas et caméras, d'une main molle me tapotent l'épaule puis s'en vont trainailler à la recherche de nouveaux sujets à gloser.

- Waouh ! respect mon pote ! même pour siester sous les palmiers tu gardes ta tenue de grand argentier ! Cool vieux frère... cool !

Cet hiver, ils se réuniront pour une soirée écran géant-Kodak-vacances- bière et cacahuètes. Un seul d'entre eux me remarquera et questionnera en chuintant (l'effet cacawouètes).

- Hé Lulu, qui ch'est che jules incongru ?

- Bof, chais plus son nom. J'crois bien qu' c'est une huile du coin qu'a fait fortune dans la graisse de palme.

Ceux que je redoute le plus sont les troupeaux de badauds.

Le badaud d'élevage est un redoutable lourdaud, un nigaud, un ostentatoire tapageur qui bruit pour amuser la galerie, qui chatouille, pelote, tripote.

-  Eh, les mecs ! ce bourge m'a tout l'air de s'ennuyer. Si on allait lui faire un brin de causette !

Misère ! Une turbulente flopée de mains m'assiège de caresses, tandis que des popotins moelleux et des croupions ossus s'abattent en bruyante bousculade sur  mes horizontalités. Hélas, aucun de ces fessiers n'a la délicatesse de celui de ma princesse au petit pois...

- Eh dis, l'ancien ! tu pourrais nous regarder au lieu de tenir ton nez levé vers le ciel, tu crains qu'il te tombe sur la tête ?

Ils ne savent pas ces niais que je guette le qvivit qvivit d'une belle hirondelle. Elle transporte sur son dos Poucette, une jolie fillette pas plus haute qu'un pouce qui a pour lit une coquille de noix et un pétale de rose en guise d'édredon.

Un jour l'hirondelle viendra me confirmer que Poucette a enfin trouvé son Prince.

Le sort qui me fut jeté par la fée verte sera enfin conjuré.

Je m'en retournerai alors en terre de Danemark, y convierai Hilaire Germain Edgar... histoire de tester sur lui les pouvoirs de l'aquavit !

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Défi n° 172. Thème “ VOYAGE” proposé par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Une seule contrainte, commencer par

Partir, ça y était: instant magique.”

Partir, ça y était: instant magique.

Juillet 1952.

J'ai sept ans et demi.

Je suis habillée en dimanche et pourtant on est jeudi.

J'ai passé ma jolie robe bleue à volants et coiffé mon chapeau de paille, celui avec le bouquet de cerises.

C'est un jour très exceptionnel: je vais prendre le train pour la première fois !

Pour la première fois je vais voy-a-ger !

J'ai dépassé l'âge de raison, pourtant ma mémé a tenu à m'accompagner.

 

J'ai laissé faire parce que c'est elle qui a les tartines dans son grand cabas en toile cirée.

 

Et puis j'ai deviné qu'elle avait hâte d'étrenner sa robe de satinette noire. Elle devait aussi tester la résistance du fil élastique de son chapeau qu'elle a coincé sous son remarquable chignon blanc.

 

Je la trouve élégante ma mémé. Elle m'a promis de me donner sa capeline à pivoine le jour où je mettrai des souliers à échasses. (Psst ! faudra pas lui dire, mais des fois j'emplis d'eau mon dé à couture et je vais arroser, dans son armoire, la jolie fleur cousue sur son ruban).

C'est le matin du grand jour !

 

Avant de chausser mes belles sandalettes et mes socquettes blanches à revers, j'ai soulevé l'oreille toute douce de mon ami chien fidèle, m'en suis approchée de si près que ses poils m'ont fait des guillis, et lui ai chuchoté la grande nouvelle.

« Moumousse, j'vais te dire un secret, je pars à cent cinquante kilomètres... C'est très, très loin, presqu'autant que la lune, chez les cousins d'Oyonnax qui fabriquent des boutons en bakélite. Je te promets que si j'en trouve un en nonosse, je te le rapporte ! »

 

J'ai rabattu son oreille sur ma confidence. «  T'es content mon Mousse ? » Il l'est. Il a frétillé et m'a devancée en zig-zags fureteurs dans ma tournée d'au revoir à la ferme.

 

« Salut les meuhs, je pars en voyââge !» L'œil vague, les opulentes montbéliardes ont continué leur rumination... Pour les sortir de leur somnolence j'ai piaillé « Je pars en voy-ââ-geu ! » Elles n'ont pas bronché. Ma parole ! elles se moquent comme d'une guigne de ma grande aventure... Vexée, l'enthousiasme en berne, j'ai tourné les sabots en faisant remarquer à ces insensibles que les fréquenter plus longuement risquait de laisser, sur une mademoiselle qui va pratiquer la grand'ville, des relents de fumier fort malvenus et indignes de sa condition de grande voyageuse. Et vlan !

 

En bottant les fesses de tous les cailloux croisés en chemin, j'ai filé jusqu'aux clapiers.

« Eh les lapinous, vous avez devant vous une jeune fille qui va circuler en train ! Vous imaginez ! Il va démarrer de deux cents mètres d'altitude à Dole, pour grimper jusqu'à à neuf cent quarante huit mètres ! Incroyable, non ? »

Pfou, ils n'ont pas même fait semblant d'être épatés... Y'en a même un, agacé par mon enthousisme, qui a tapé de la patte (signe de grande irritation) et tous ont gloutonnement accéléré leur aiguisage d'incisives sur les pissenlits.

 

… Neuf cent quarante huit mètres n'ont pas estomaqué ces estomacs à pattes, j'aurais p'têtre dû tricher un peu et arrondir à neuf cent cinquante mètres, le col de la Savine ne m'en aurait pas voulu...

N'insistons pas, malgré leurs grandes oreilles ces bestioles sont sourdingues.

 

Les cochons font un tel raffût en piapiatant dans leur auge que je ne prends pas la peine de leur confier que mon excursion va durer au moins trois heures... bien fait ! ça va ternir leur journée, tant pis pour eux.

« Eh les filles ! je vais prendre “ la ligne des hirondelles ” * et exporter jusque dans l'Ain deux douzaines de vos bons œufs; mémé les a douilletement enveloppés dans les feuilles du “ Jura Agricole” pour ne pas les dépayser ! »

 

Victoire ! j'ai produit mon petit effet. Les poules ont apprécié que je vante leur production. Pétries de gratitude, elles ont sorti leur bec de la pâtée de maïs et m'ont fixée d'un œil rond; j'ai profité de ce public de bonne volonté pour ajouter « Et je vais passer sous trente six tunnels et sur dix huit viaducs ! » Euh... là, en revanche... j'ai fait chou blanc... le minéral en ouvrages d'art n'interesse pas ces gallinacées, elles ne l'estiment qu'en graviers pour améliorer la consistance de leurs coquilles... et puis je les dérangeais, elles avaient hâte de revenir à leur pitance, que Mousse leur carottait sans vergogne.

 

«  Oh là là Lisette, comme tu brilles ! Pépé t'a étrillée... tu vas nous faire honneur quand tu entreras la calèche dans la gare de la sous-préfecture. Y aura p'têtre une fanfare qui jouera “ l'hymne à la belle jument comtoise ”. Tu mérites bien une bonne grosse poignée d'avoine en rab, tiens ma belle, à tout à l'heure ! »

Et nous y voilà.

Pas de fanfare ? Tant pis !

C'est donc ça une gare ?

Que c'est beau. Que c'est grand !

 

Les portes voûtées pleines de carreaux, hautes comme un porche d'église, la verrière aussi grande que la mare aux canards, le bataillon de lanternes bien alignées (y doit en falloir des piles Wonder...), les six cheminées qui montent la garde autour de l'horloge aussi grosse que le soleil...

Soudain tout s'agite, on se croirait à la foire.

 

L'homme tranquille, en bel uniforme, qui tout à l'heure délivrait placidement à mémé deux vilains petits tickets bistres de troisième classe, se transforme en impressionnant Monsieur Le Chef De Gare: gestes secs, drapeau brandi, joues cramoisies, stridulations aiguës de son sifflet à roulette en laiton chromé.

 

En écho, explose le sifflement à vapeur de la grosse loco noire qui fulmine en brume blanche et pue le cambouis chaud.

 

Bouh, ça fait un peu peur... à la petite demoiselle. Elle apprécie vraiment la proximité des cotillons de sa mémé et serre très fort sa main.

Hé ! on peut être aventurière et sensible à la fois, non ?

…...........

 

Bien des décennies après cet initiatique voyage ferroviaire, me reste le souvenir des sièges à lattes de bois, rigides et rudement inconfortables; la chaleur de juillet était si intense que leur vernis avait fondu et définitivement gâché ma plus jolie robe du dimanche...

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* “ Ligne des hirondelles ”: elle existe toujours, débute à Dole-du jura (sans accent ciconflexe, malheureux !) et se termine à St Claude. Les ouvriers qui travaillaient à la construction des viaducs paraissaient aux gens d'en bas, si petits et si hauts perchés qu'ils semblaient tutoyer le vol des hirondelles, d'où sa poétique appellation.

 

       

       

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      Défi n° 171 (" mosaïque" ) proposé par " Les coins de Lilou" pour les Croqueurs de mots.

      Publié le par François & Marie

      Lilou propose de s'inspirer de cette mosaïque d'images, de les utiliser comme un escargot, un chemin, une marelle; de se laisser porter par les couleurs, les odeurs, la musique que ces images convoquent.

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      Défi n° 171 (" mosaïque" ) proposé par " Les coins de Lilou" pour les Croqueurs de mots.

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      - Chic ! un jeu de l'oie, applaudit Marie.

      - C'est quoi un jeu de loi ? s'étonne le ptiot François.

      - Quoi ! t'sais pas jouer au jeu de l'oie, ptiot pitchin ?

      - Ben nan...

      - Ce s'rait bien temps, vu ton âge ! J'm'en vais t'expliquer, jette le dé.

      - D'ac !

      - Mais ... pas par la f'nêtre, ballot !

      - Ben...

      - T'as fait UN, tu t'es pas foulé ! T'es tombé dans l'champ d'coquelicots, tu vas y dormir pendant que je joue deux fois.

      - Eh mais... j'ai pas sommeil...

      - Dors quand même ! À moi. Ouais !... DEUX ! En p'tite voiture jaune j'vais filer juuuusqu'à la case de la jolie p'tite fille et lui dirai sans bafouiller " Ta robe rouge Rosalie est ravissante ." Ensemble, on va jouer en attendant que tu m'rattrapes.

      - J'pourrai jouer avec vous ?

      - Pas question ! On va se dire des secrets de filles.

      - QUATRE ! j'arrive chez l'canard, qu'est-ce qu'il fiche dans le jeu de l'oie ?

      - Il t'attend pour un virelangue.

      - ... ?

      - Tu dois ar-ti-cu-ler, sans t'embrouiller et le plus vite possible "Albert le sévère colvert vire vert, il a avalé un ver vert, il aurait préféré gober trois petites truites crues et trois petites truites cuites. "

      - ... ? Sniff... Beuh... j'y arriv'rai jâââmais...

      - Alors, tu iras moisir dans la prison en ruines ! Pendant ce temps j'irai visiter l'écureuil, histoire de me renseigner sur le taux du livret A. Puis j'irai voir de près les instruments à cordes de la violoneuse, du violoncelliste et sa violoncello.

      - Ah ben, tu as raison, il faut toujours s'assurer de l'état des cordes " quand un cordier cordant doit accorder sa corde, pour sa corde accorder six cordons il accorde, mais si l'un des cordons de la corde décorde, le cordon décordé fait décorder la corde que le cordier cordant avait mal accordée."

      - Pfiou ! tu m'époustoufles, p'tiot pitchin, j'en tombe dans les pelotes !

      - Ben... pour t'en sortir tu dois leur dire les mots magiques " petits pelotons patapon quand vous petitspelotonneriserez-vous, patarou ? "

      - Gloups... j'te f'rai dire que j'aime pas la laine, ça grattouille.

      - UN ! la cathédrale aux toits d'or est à moi !

      - J'te signale que c'est un lieu de culte, tu dois ôter ton calot et chuttt, marcher sur la pointe de tes sabots.

      - C'eut été une cathédrale, j'aurais pu demander " et si la cathédrale se décathédralisait, comment la recathédraliserions-nous ? "

      - Waouh ! t'es un p'tit malin qui cache bien son jeu, toi...

      - Vouais ! NEUF ! j'ai gaaagné ! " Je chancelle sous la chance et je veux et j'exige d'exquises excuses... "

      - Ciel, " si ceci se sait" ... Fort heureux, " le ridicule ne nuit ni ne tue" Pouh... c'est pas du jeu et pis j't'ai même pas vu tricher... Viens on va plutôt jouer aux billes !

      Défi n° 171 (" mosaïque" ) proposé par " Les coins de Lilou" pour les Croqueurs de mots.

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      Défi n° 170 ("Les mots" de Prévert) proposé par Martine 85 pour les Croqueurs de mots.

      Publié le par François & Marie

      En vous inspirant du texte "Pour faire le portrait d'un oiseau", écrire une recette à la Prévert: "Pour maigrir"... "Pour être heureux"... "Pour trouver le grand amour et le garder"... en prose ou en vers.

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                                          PAROLES de gallus gallus

                                          POUR DÉSAPPR' OUVER *

      Pour désappr'ouver *

      prendre quatre heureuses poulettes

      en condition d'ouver *

      Leur vie n'est que calme et volupté

      jusqu'au jour où elles vont

      s'étonner de voir fermés les volets de leurs propriétaires préférés

      Intriguées elles se mettront alors

      à observer la façade d'un œil rond

      à lorgner

      à tendre le cou en à coups saccadés

      pour le coup gloups

      à avaler de travers un gravier

      à se questionner

      mais où sont passés les deux charmants parents

      et leurs enfants tout marrants

      qui chaque jour nous gesticulent

      de joyeux et familiers coucou les poulettes

      depuis la fenêtre entrebaîllée

      Elles vont

      s'inquiéter

      conclure que dans la jolie maison d'en face

      quelque chose est arrivé

      quelque chose d'insolite

      quelque chose d'inaccoutumé

      quelque chose de troublant

      quelque chose de déroutant

      pour leur rassurant ronron  routinier de gallinacées

       

      Puis elles vont

      réfléchir

      vaquer dans l'espace qui leur est réservé

      dans l'herbe ou dans les cailloutis

      Feindre de penser que rien n'a changé en leur petit paradis

      caqueter glousser picorer

      comme si de rien n'était

      mais par réflexe au troisième asticot

      élancer un cou tendu tchac vers la façade muette

      vérifier qu'elle est toujours désertée

      Elle l'est...

       

      Cogiter sans angoisser

      Considérer la situation

      Convenir que la pâtée de maïs est bien servie à temps

      que les oeufs sont récupérés au bon moment

      que le flot d'eau claire est constant

      que des êtres sympathiques et réglos

      veillent au rituel de leurs journées

      Pourtant elles sont frustrées toutes chairdepoulées

      privées de leurs humains favoris 

       

      Elles vont se raisonner

      ne pas trop s'alarmer

      patienter

      se coucher se lever comme les poules

      attendre

      s'il le faut trois jours ou deux

      la patience paie toujours

       

      Si les persiennes de leur maisonnée préférée restent closes

      c'est mauvais signe

      signe que leurs maîtres ont déserté

      Elles vont alors

      jaboter conciliabuler

      prouver qu'elles ne sont pas des poules mouillées

      Voter agir faire grève de pondaison

       

      Épier les réactions de la nounou de remplacement

      Gloussoter de triomphe devant son air stupéfié

      caqueter en effrontées

      Si elle tente de dialoguer

      bin alors mes poulettes quatre jours sans cocos qu'est-ce- que quoi donc

      Rétorquer

      on n'est pas tes poulettes

      nos œufs sont notre patrimoine

      on les sauvegarde pour nos maîtres nos amis d'à côté

      qui s'en régalent à la coque avec leurs flocons d'avoine

      Mais... vos maîtres  sont partis vacancer congés bien mérités

      me priant en qualité de mamie et toute proche voisine

      de respectueusement vous materner

       

      On ne vous croira que lorsqu'on verra leur maison s'animer

      à leur retour seulement nous serons disposées à

      redevenir poules enjouées aptes à crételer *

      Pour l'heure Plumette Crevette Chaussette et Prétolette *

      décident d'entrer en rebellion

      de ne plus pondre non non non

      de s'attaquer au réservoir d'eau

      le cochonner de giclées de fientes pouët

      le crotter de jets terreux

      gratter chambarder saccager et vlan le renverser

       

      Si la mamie nourrisseuse écarquille des yeux effarés

      et une bouche en cul de poule

      c'est bon signe

      signe que vous avez gagné

      qu'elle va informer votre famille de vacanciers

      ils vont se hâter de venir vous retrouver

      Gaussez-vous

      déambulez mollement en tordant du croupion

      siestez culs tournés sous le noisetier

      cloquez à votre gré de hautaines onomatopées 

      pouëtez pouëtez repouëpouëtez

      et l'année prochaine partez donc avec eux vacancer

       

      ...................................................................................................................................................................................

       

      * ouver: pondre

      * crételer: chant de la poule qui vient de pondre

      * Prétolette à ne pas confondre avec Pétrolette (Noémie et Louis sont formels !)

       

       

       

      .

      Pour faire le portrait d'un oiseau

      Pour faire le portrait d’un oiseau Peindre d’abord une cage Avec une porte ouverte Peindre ensuite Quelque chose de joli Quelque chose de simple Quelque chose de beau Quelque chose d’utile Pour l’oiseau Placer ensuite la toile contre un arbre Dans un jardin Dans un bois Ou dans une forêt Se cacher derrière l’arbre Sans rien dire Sans bouger… Parfois l’oiseau arrive vite Mais il peut aussi bien mettre de longues années Avant de se décider Ne pas se décourager Attendre Attendre s’il le faut pendant des années La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau N’ayant aucun rapport Avec la réussite du tableau Quand l’oiseau arrive S’il arrive Observer le plus profond silence Attendre que l’oiseau entre dans la cage Et quand il est entré Fermer doucement la porte avec le pinceau Puis Effacer un à un tous les barreaux En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau Faire ensuite le portrait de l’arbre En choisissant la plus belle de ses branches Pour l’oiseau Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent La poussière du soleil Et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter Si l’oiseau ne chante pas C’est mauvais signe Signe que le tableau est mauvais Mais s’il chante c’est bon signe Signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement Une des plumes de l’oiseau Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

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      Défi n°169 (sculptures de Bernard Mages) proposé par l'Amiral(e) Domi pour les Croqueurs de mots

      Publié le par François & Marie

      Défi n°169 (sculptures de Bernard Mages) proposé par l'Amiral(e) Domi pour les Croqueurs de mots

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      Défi n°169 (sculptures de Bernard Mages) proposé par l'Amiral(e) Domi pour les Croqueurs de mots

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      - Sniff ...

      Affalé sur le green, Andrew golfeur malchanceux, boude, pleurniche et renifle en gratouillant convulsivement la terre collée à ses crampons. Il vient de se rendre coupable d'un splach*calamiteux...

      Son caddy*, son ombre vassale, soupire à la vue de cette humiliante posture. Il sait qu'il doit intervenir, sa fonction lui impose des devoirs.

      ▲ Règle number one: Le caddy se doit d'être, non seulement le laquais transbahuteur du  gros sac de "son" joueur, bourré (le sac) de près de dix kilos de bazar-golfeux, pesant et onéreux, mais également son soutien moral, son psy, sa nounou.

      Après avoir pris une ample inspiration et ravalé son envie de lui botter les fesses, il le morigène habilement.

      - Andrewww ! Pour ce coup -là, of course, vous n'avez pas fait bijou* mais vous savez bien que l'on ne tombe pas sur une perle chaque fois que l'on gobe une huître...

      - Pouââh ! Je ne pas amateurer les mollusqueux marins bilaves.

      - Andy ! yes, vous étiez outside, but, c'est ce stupide grain* qui a fait dévier votre balle, même les petites pâquerettes le dénoncent, voyez comme elles s'inclinent a little vers the left (gauche) alors que, manque de bol, vous visiez la right (droite)...

      - Sniff...

      - Andynou, je vous sers une chose* pour vous requinquer.

      - Pfouu... whisky ?

      - Andynounet, on s'y remet. Look at this ! my flag signale un vent favorable.

      Caddy affiche un sourire. Pourtant son poing crispé sur la hampe du drapeau en dit long sur les pensées qui s'entrechoquent en son for intérieur. Il est bien trop fair play pour ruer des quatre fers, les fers* il se les coltine sans se plaindre.

      ▲ Règle number two: un cadet se doit de SE TAIRE et cheminer chargé comme baudet par tous les temps, sans broncher et sans états d'âme, au même rythme que son golfeur (qui, lui, ne trimballe que son club, sa casquette à visière aux aérations latérales et son gant à trous-trous.)

      - Andynounettou, l'étiquette recommande de remettre l'escalope* sur le grill, euh... sur le green (j'ai la dalle, moi !), bref, si le golfeur a été un gros lourdaud un peu distrait, il lui incombe de replacer le divot* qu'il a envoyé valser dans les airs lorsqu'il a fait une grosse bourde petite étourderie.

      - J'eusse été convainquiou que, par usage, c'est cadet qui se farçoui la binage, n'est-il pas ?

      - Niet mon poussin bleu, une règle vient d'être récemment pondue.

      ▲ Règle number three (très récemment et opportunément concoctée par le cadet soi-même, elle tombe pile poil ad hoc à pic): Le caddy a le DEVOIR de se rebiffer lorsqu'il en a plein le dos de raccommoder la moquette végétale bousillée par sa larve de joueur.

      - Sniff... Je avoir l'Adam aussi, moi. Yum-yum, une bonne panse de brebis fouarcie... Sniff.

      -  Andynounettounoux, pour info, on dit "avoir la dent" et non "avoir l'Adam" et puis pfiou... do not bramer, ça me bassine et ça ramollit le green. Que diable ! On lève haut le menton ! On regarde l'horizon dans le jaune des  yeux. On honore la devise de ses ancêtres écossais : " In defens" !

      ▲ Règle number four: le caddy se doit de remettre fermement sur rails ce fils- à- papa, lorsqu'il le sent mou du genou, lui assener que, screugneugneu, ses aïeux furent, EUX, de virils guerriers.

      - Snif... yes... but, my ball...

      - Dear Andynounettounoux,  your ball a voltigé in lob*, vrillée dans un crazy tourbillon  pull, puch, pull, puch et tchac ! s'est fracassée en rough*... parmi les hortensias où yogatait Hortense ... Vous n'êtes pas vraiment coupable de ... euh... la décapitation de la belle yogin... ne pouvait-elle choisir de faire des entrechats dans son jardin à un autre moment que celui où vous vaquiez à votre dur labeur de golfeur ?

      ▲ Règle number five: s'il veut être payé à la fin du mois, le caddy se doit  de faire sans cesse parfois du lèche-bottes.

      - ... My ball... sniff.

      - Dear -Andynounettonoux-chou (il est temps que ça se termine, le lecteur dérape sur les patronymes à rallonge), ce ne serait pas la première lady à qui vous feriez perdre la tête, is'n'it ? Allez, vieux ! du cran, on s'y remet !

      ▲Règle number six: le caddy se doit d'inventer n'importe quoi pour plaire à son golfeur, même s'il est de notoriété publique que, malgré sa casquette vert fluo en polyester-élasthanne et son gant perforé au laser, le Andrew collectionnerait plutôt les rateaux* auprès des ladies.

      - Snif, my ball...

      -  Yes, mon chou farci... your ball  ? (fulmine-mielleux-fulmine...)

      - Snifffff,  elle être tout câbosselée... bêê!

      - Pas étonnant, Hortense est têtue, une femme de tête (si j'ose).

      - My ball était autographée by Churchill, bêê... très onéreuse.

      - (Alleluia ! le maudit scottish radin is ressuscited) Pas d' souci mon roudoudou sugar, j'ai THE ball de rechange (dédicacée par Sœur Emmanuelle, si tu insistes ... elle va te coûter un max'.)  Let's go ! et mouche ton nez !

      ▲ Règle number seven: le cadet se doit de glisser dans son sac à mule une boîte de mouchoirs jetables, non usagers de préférence, au cas où il y aurait pleurnichage secteur navet's golfeur.  Et churtout, churtout, dechstinée au cheul eschtimable caddgie, une  gargantuchesque régerve de configeries chucrées, léchères comme nuaches, des marschmallows roges-barbie, dé-li-chiousses , slurp !

       

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      "Faire un splach": envoyer la balle dans un obstacle.

      "Caddy" ou "Caddie" ou "Cadet": porteur de sac, coach, psy et nounou du golfeur.

      " C'est bijou" : c'est la perfection.

      "Grain": sens de pousse du gazon qui freine ou accélère le roulement de la balle.

      "Chose": jus de pamplemousse + Schweppes (whisky).

      "Fers": clubs.

      "Escalope" ou "divot": touffe de gazon arrachée lors du tir.

      "Lob": coup qui envoie la balle très haut.

      "Rough": herbe haute.

      "Rateau": outil de jardinage... bin quoi ?

       

       

       

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      Les Cabardouche en vacances

      Publié le par François & Marie

      Les Cabardouche en vacances

      François et Marie sont en vacances et se baladent du côté de la Manche. Voici quelques cartes postales de soleil, de mer, de curieuses visites et d'étranges bestioles. Nul doute que la p'tiote Marie et le p'tiot François auront plein de choses à raconter ! A très bientôt !

      Les Cabardouche en vacances

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      Les Cabardouche en vacances

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      Jeudi en poésie du 16 juin, proposé par François et Marie de Cabardouche

      Publié le par François & Marie

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      "Bientôt"

      À la manière de Luc BERIMONT.

      Bientôt je n'aurai plus de voix

      disait le voiturier

      Bientôt je n'aurai plus de chats

      disait le chataignier

      Bientôt je n'aurai plus de rats

      disait le râtelier

      Bientôt je n'aurai plus de poux

      disait le poulailler

      Regardez ! je n'ai plus de rampe

      disait le rempailleur

      Mais tous ceux qui ne disaient rien

      Tous ceux-là n'en pensaient pas moins.

      Luc BERIMONT

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      - Chercher des couples de mots, l'un d'une syllabe et l'autre commençant par le même son (plat- platane, ver-vermicelle);

      - Respecter la structure du poème (le quatrième groupe change);

      - Garder la dernière phrase telle qu'elle est;

      - Respecter les temps (futur et imparfait).

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      Bientôt je n'aurai plus de champ

      disait le chambellan

      Bientôt je n'aurai plus de rats

      disait le ramoneur

      Bientôt je n'aurai plus de cors

      disait le cordonnier

      Bientôt je n'aurai plus de char

      disait le charcutier

      Regardez ! je n'ai plus de cul

      disait le cultivateur

      Mais tous ceux qui ne disaient rien

      tous ceux-là n'en pensaient pas moins.

      Jeudi en poésie du 16 juin, proposé par François et Marie de Cabardouche

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      Bientôt je n'aurai plus de feu

      disait le feuilleton

      Bientôt je n'aurai plus de pin

      disait le pintadeau

      Bientôt je n'aurai plus de seau

      disait la sauterelle

      Bientôt je n'aurai plus de mec

      disait le méconium

      Regardez ! je n'ai plus de Bic

      disait la biquette de Monsieur Seguin

      Mais tous ceux qui ne disaient rien

      tous ceux-là n'en pensaient pas moins.

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      Défi n° 168 ("les p'tiots") proposé par François et Marie de Cabardouche pour les Croqueurs de mots.

      Publié le par François & Marie

      Défi n° 168 ("les p'tiots") proposé par François et Marie de  Cabardouche pour les Croqueurs de mots.

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      Défi n° 168 ("les p'tiots") proposé par François et Marie de  Cabardouche pour les Croqueurs de mots.

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      - Zou-zou-zou, magne-toi p'tiot pitchin ! Ça urge ! Y z'ont causé dans l'poste de " remplacer toutes les poules par des laides "...*

      - Pfoufpouf.. nouspf... onpf pfveut... les pfgarder... nos pfjolies... pftites... pfoupfoules...

      - Coot - cooot ♪♫ !

      * Euh... Marie, ne serait-ce pas plutôt des (z'am)poules remplacées par des LED ? Mumm ?

      Défi n° 168 ("les p'tiots") proposé par François et Marie de  Cabardouche pour les Croqueurs de mots.

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      - Mumm... pas mal... pas mal !

      - Pis t'as vu Marie, j'ai même pas perdu mon calot !

      - Mummm, on va voir si t'es cap d'entrer dans  la "corpo jambonneaux z'et sauciflards"... Pour gagner le tampon "cervelas", faut que ton cerveau soit bien, bien las... Alors hein... on répète sans respirer:

      " Assise sur seize chaises où sèchent le tutu de Lilly d'Honolulu et les chemises de l'archiduchesse qui sont sèches archissèches, tata pétrit une tarte Tatin pour tonton tontaine ton thon en chantonnant  ♪  Pi = 3.14159265359, qui vole un œuf vole un bœuf, qui vole deux œufs fait une omelette, alouette, alouette ♫ . "

      ... Allez, on continue p'tit pépére, cap sur Mission cerveau-las !

      Défi n° 168 ("les p'tiots") proposé par François et Marie de  Cabardouche pour les Croqueurs de mots.

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      En Français ancien:

      - Pouquouai danc que t' veux que j'me gône d'aveu dès p'chiots pouais ?

      - Pou qui chaille bin d'aveu la mèrande: "Ptchiots pouais d'aveu sès queuchèrons d' mouchillons, à pe sès jarr'tons d'poulots." Qué nânan, i'èst tout touais !

      Translation:

      - Pourquoi veux-tu absolument que je m'affuble de pois ?

      - Pour que ça colle bien avec le menu de midi: " Nos légumes printaniers, leurs cuisses de mouches et autres mollets de coqs "... C'est tout toi ! Top-class... han- han !

      .........................ou bien encore .............

      - Pouh ! Marie... J'aime pôs les manches ballons...

      - Chouine pas !

      - Ouais bin, on va croire que mes bipceds bispecs, ouaip, enfin... mes musques sont sous mes z'oreilles, c'est vescant bref, j'aime pôs !

      - Hihi ! Assume !

      - Et pis ça fait bizarre ces courants d'air qui font des guilis-guilis sur les mollegommes !

      - Hihi ! Assume encore ! Qui c'est qu'a voulu faire le mariole devant ses copains et s'est vieilli en prétendant avoir une sœur jumelle, hein ? Et bin j' te f'rai dire que les JUMEAUX doivent TOUJOURS être habillés pareils, dixit les psy (heu...j'crois...), alors assume, VIEUX !

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