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La rogneur

Publié le par François & Marie


Qu'è c' qu' y è don c't'è ptchiots teurtillons bian-crém' ? Bin, y'è çan, la rogneur !*

* "Auteu du lait, j' vas vôs dir'-"
Rognure

Ces petits tortillons blancs-crèmes? Mais, c'est ça la fameuse rognure !*

*" Le lait et ses environs"
-

Publié dans Souvenirs

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Acout' vouèr'

Publié le par François & Marie

Acout' vouèr'-

Din la bouèt' que cause è s' piaignant que c' t châtemps duais mil dix, tout c'tè qu' vont in vadroïlle, è z' èrint migi pieu d' sope que d' yaice...
Lè mèrchans d' yaice, dains l' timps, è z'ètint bin pieu maulaise ! Ique, an savot point c'qu' iètot, c' ta yaice! 
An migeot d' la sope tous lè je, qui fiè du soulè, qui pieuv' ou bin qui jale ape gnon en causôt...

soupe.jpg


Ecoute en passant.

Aux infos, ON se plaint. En cet été deux mille dix, les vacanciers ont consommé plus de soupe que de glaces...
Ici, autrefois, les marchands de glaces auraient été encore plus mal lotis, la glace, on ne connaissait pas. 
On mangeait de la soupe tous les jours, qu'il y ait du soleil, qu'il pleuve ou qu'il gèle et...personne n'en parlait .

Publié dans Histoire en Patois

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Décalage

Publié le par François & Marie

T' m' encrairâs point ! Mè ptchiètes lignes s' en sant en allées d'ique, ill  z'ont travêchi lè grânds gouillats d' aigue pou atèri à 6000 kilômétres, è z' Amèriques ! Ape, ill s'en  sont enr' torner ique d' vant touais qu' lè lis. T' y crè te ? J'en seu tout' étabutée, j' en r' vins point, tchain...
T' âs t' y vu qu' men ills sant lè majons lè van ? Y 'è t' y haut, y t' en baille le lodjot tout çan.
Y' en a t' y du monde, praisque autin qu' pou la fouère de Longwy *! E z' ont don ren à fér' qu'è s' proumounant tout l' je ? 
Ape, y roul' din tous lè sens, j' s' rô prou môlaise lévan daveu man vèlô...
T' âs vu pou tarre, y è prou brave c' tè zig-zag mè, è z' ont bin du temps à pèdre, te crè qu'è fiant dè yérôgliphes m' en çan pouaitchou ? E d' vant point réparmer lè pinceaux !
Y è bin brave lè Améric' mé, an dais bin ét' aisi d' r' veni chu souais, t' crè point ?

* Longwy sur le Doubs, dans le Jura. Célébre rendez-vous des Lonvociens et autres Francs -comtois, dernier samedi et dimanche de septembre, depuis... 1383.

On-the-Road.jpgLes vibrations des criquets tirent François du sommeil. Les cloches de l' Angélus sont à Marie réveil. 
Là où  est François, la Liberté est en statuée. Chez Marie, une Marianne en bustée au-dessus de l'évier contemple, blasée, la vaisselle empilée.
Depuis un cent deuxième étage, François prend en photos des buildings-échalas. Marie immortalise le vieux tilleul, et la pierre où repose le chat.
Comme la raie sur un crâne gominé, François suit à leurs traces, les rues bien rectilignes, depuis l'Empire State Building.
Marie crapahute dans les chemins herbus, pentus, à l'ombre des vieux chênes tordus.
De delicatessen cornichonné François va déjeuner.  Marie fait un méli- mélo des restes de frigo.
François ronronne en croquant des peanuts grillées dans un gros cornet gris. Marie sans plaisir ni sel ni beurre, machouille des radis piquants et racornis.
Fournaise, clim, fournaise, clim, un rhume François a attrapé. Marie lui dit fallait emporter un gilet.
Six heures de décalage. 
Soustraire, additionner pour savoir ou l'autre en est de sa journée.  
Six mille kilomètres, c'est loin l' Amérique...
Tais-toi et rame!

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C'est en forgeant que…

Publié le par François & Marie

C'est en forgeant que, etc... Un restaurateur de mes connaissances, tout en délestant son coffre d' achats alimentaires et s'affairant à leur rangement, enjoint à son apprenti,

-  Garçon, tu videras ce carton de bouteilles.

Un quart d'heure plus tard,

- Ça y est patron, j'ai tout vidé. .............................................!

Les trente six bouteilles... dans le caniveau !

De l'eau minérale, certes, mais du whisky ou autres savouries, auraient sans doute subi, sans complexe, le même sort...

 

E m'avot dit,

- Ptiot, t' vidrâs c' querton d'aigue. J' t' l' è vidi, vit' fait ! Mais v' là t' y pas qui paraîtrot qui fayot point lè renvêchi dans l' taro... In patron, y'è bin jèmais contint.

Publié dans anecdotes

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Yé point pi

Publié le par François & Marie

( Grantu patoisé. )

-Y sér' à ren tin patouais, y' a pieu gnon qu' le cause ape point grin mond' qu' le comprend. 
Qu' y en a qu' me djiant. J' me r' varpe.
- Qu'est c' que vô barjalez ?
Vôs crète que c'tè qu' causant pointu, an lè comprend touj ? Que nenni! E savant pas fini c' qu'è djiant. E z'en évélant l' bout. 
Vôs sétes c' qu' yè, vôs, in " grantu  "? è bin, yè du causé pointu qu' a avotché. I paraîtrot qu' yè in " gran unifôrme."  Quand j' vôs dji-ô qu' è sant trop fégnants pou causer l'abouti... T' y comprends ren de ren. Yè bin pi que l' patouais, y' è mouais qu' j' vô y dit.

03.30.09.guard.jpeg

Publié dans Histoire en Patois

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Grantu

Publié le par François & Marie

Grantu ?-

J' officiais en cuisine lorsque le speaker tint à nous informer :
- Ils défilèrent en grantu.
- Turlututu, chapeau pointu, ajoutai-je mentalement, l'esprit léger.
Ma sauce avait bien dextrinisé,
Condition sine qua non pour une Béchamelle labellisée.
- Grantu ? se rebiffa mon neurone, outré.
Me forçant à m'interroger, ma spatule figée.
- Grantu ? Serait-ce un mot parisien nouvellement apparu,
Qui jusques aux Jurassiens ne serait parvenu?
De la muscade il convient d'ajouter.
- Grantu, grantu ? Mon front serein tout à coup se plissa,
Il devenait urgent que Larousse m'éclairât.
Un temps d'ébullition, encore est important,
Tout en tournicotant une valse à huit temps.
Dictionnaire ne consulteras pas avant un moment.
- Grantu ? Mon cerveau ne comprend-il plus ma langue maternelle ?
Lorsque, victoire ! Le blablateur professionnel,
Au détour d'une phrase mit fin à mes tourments,
Se re-gargarisant :
- Ils défilèrent en GRAND UNIFORME, blabla et reblabla...
Soulagée, je poivrai le brouet deux fois !

 

 

 


Publié dans anecdotes

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La vieille dame

Publié le par François & Marie


J' vas fér' co .
Y paraîtro qu'en pregnant d' l'ège, an è pieu grind cheuse, qu'on t' vouait à travâ...
Faut se r' varper !
C' tè que r' gaidjant qu' ta crote f'rin bin d' se rappaler qu'y a d' la boune miè en d'so. 
Méme si t' seu in béquillou, t'è touj' in conscrit dans ta caboche. Faudrot y-eu z' y dir'.
Dis y-e z' y atou que t'è. Qu' tout c' que t'âs été, y'è touj en touè, qu'è z' ubi-int point çan, saprelotte !
Ape, dis te bin " Carpe diem " qu' m'en è djant din l'patouais d'eillise !


Je vais faire court.Vieille-dame.jpg
Il paraîtrait qu'en vieillissant, on devient transparent.
Il faut se rebiffer!
Ceux qui ne regarde que ta croûte ferait bien de se souvenir qu'il y a de la bonne mie en dessous.
Même si tu es un peu bancale, tu es toujours jeune dans ta tête. Il faut le leur dire.
Dis -leur aussi que tu ES. Que tout ce que tu as été est toujours en toi, qu'ils n' oublient pas ça, saperlipopette !
" Cueille le jour présent ", comme ils disent dans leur patois d'église !

Publié dans Souvenirs

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La vieille dame

Publié le par François & Marie

Prenez une belle poignée d' adolescents ( une trentaine ) avant leur départ en stage auprès de personnes âgées.

Saupoudrez chacun de leur pupitre d'une copie de la missive écrite par une vieille dame décédée en maison de retraite.*

Laissez reposer le temps d'une lecture.  

Dans la foulée, glissez subrepticement une tranche de " Si tu t'imagines " par Juliette Gréco. Laissez agir.

Vous obtenez d'abord, trente silences compacts longs et graves.

N'intervenez pas.

Laissez monter la pression.

Préparez vous, à essuyer, après quelques soubresauts, une redoutable déferlante de commentaires.

Laissez fuser.

Observez sans intervenir, patientez un peu.

Puis, avant que l'agitation des molécules n' atteigne son paroxysme, agissez. 

Réduisez petit à petit la puissance de chauffe.

Amenez progressivement  le tout à décantation.

Résultat surprenant : les trente jeunes fruits verts, un peu acides ont subit un tel chambardement qu'ils se sont subitement auto-mûris et en restent un peu blêts...

Au bout de deux heures, étrangement, ils  n'acceptent que laborieusement le démoulage vers la porte de sortie.

On rapporte des cas où des effluves de " Fillette-teu, fillette-teu, ce que tu te goures... "" se répandraient dans les couloirs, ce serait, paraît-il un signe de recette réussie...

 

Lettre trouvée dans la valise d'une vieille dame, après son décès dans une maison de retraite-

Une vieille femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu, 

Qui n'y est plus tout à fait, qui bave quand elle mange et ne répond jamais.

Qui, quand tu dis d'une voix forte " Essayez ",

Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais. 

Et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas.

Qui, docile ou non, te laisse faire à ta guise,

Le bain et les repas, pour occuper la longue journée grise.

 

C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ?

Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi.

 

Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille,

Me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu le veux.

 

Je suis la dernière des dix. Avec un père, une mère,

Des frères et des soeurs qui s'aiment entre eux.

Je suis une fille de seize ans, avec des ailes aux pieds,

Rêvant que, bientôt, elle rencontrera un fiancé.

Mariée déjà à vingt ans.

Mon coeur bondit de joie au souvenir des voeux que j'ai faits ce jour là.

J'ai vingt cinq ans maintenant et un enfant à moi,

Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.

Femme de trente ans. Mon enfant grandit vite.

Nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront, il veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau autour de moi des bébés;

Nous voilà avec des petits enfants, moi et mon bien-aimé.

Voici des jours noirs, mon mari meurt.

Je regarde vers le futur en frémissant de peur, 

Car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs.

Et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.

Je suis vieille maintenant et la nature est cruelle,

Qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour folle.

La grâce s'en va de mon corps et la force m'abandonne.

Il y a maintenant une pierre là où jadis j'eus un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure.

Je me souviens des joies, je me souviens des peines,

Et, à nouveau, je sens ma vie et j'aime.

Je repense aux années trop courtes et trop vite passées, 

Et accepte cette réalité implacable, que rien ne peut durer.

 

Oublie la vieille femme grincheuse, regarde mieux, tu me verras.

 

Si tu t'imagines
si tu t'imaginesfillette2
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

Si tu crois petite
si tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa va
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi
allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

Raymond Queneau, L'instant fatal

Publié dans Souvenirs

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Recette fraîcheur

Publié le par François & Marie

 

Dans un pré herbu, plantez un peuplier. Patientez...
Juste une bonne dizaine d'années.
Vérifiez où en est sa  feuillée.
Quand son ombre fait une flaque sur le pré,
Arrivez !
Choisissez un bel après midi d'été,
Quand le soleil, gros jaune d'oeuf, s'étale dans son blanc bleuté...
Apportez donc un plaid, un transat ou chilienne ( non, pas la dame aux pesos, l' autre... ) et puis un oreiller.
Un hamac ? Ah non, un hamac n'est point approprié, il eut fallu planter  DEUX peupliers.
Installez-vous, affalez-vous, détendez-vous,
Les yeux fermés, écoutez...
Rien...
Quoi, RIEN ?
...................?
Ouhhhh... C'est raté, ZUT ZUT ZUT, j'ai oublié, IL FAUT  aussi UN VENT LEGER...
Tout recommencer : piocher... han, c'est dur...planter...peuplier...arroser...patienter...une année, deux années, quatre années, pffuuu, six années, pouhhh, huit années, c'est long...ah ! dix années.
Où sont les feuilles ? Ah, il faut attendre encore un peu, jusqu'au début de l'été...
Gagné ! La  flaque, là, c'est de l'ombre...vite, un truc, lequel ?  pour s'allonger... pas eu le temps de choisir, dix années c'est vite passé... et puis un oreiller, ai déménagé trois fois, dans quel carton les oreillers ?...ne pas oublier le vent léger, d' est, du nord, du sud, le vent ? peu importe, un joli petit vent...s'allonger dans le pré, soupirer d'aise, dérouler les stores des paupières, vérifier le bon état des écoutilles...
ALORS ?
Vous entendez ?
Concentration...réflexion...on dirait...ça froufroute, on croirait... ouire des gouttes...oui, des gouttes... de la pluie, une averse, une ondée, une cascade qui cascade, éclabousse...rafraîchit !
Encore gagné ! Cette cascade, c'est le vent dans les feuilles du peuplier...Essayez. 
Et en automne, quand elles se tacheront, bruniront, humez leur âcreté...Essayez.

Publié dans anecdotes

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l'apiculteur

Publié le par François & Marie

Gouvernées par une reine, elles ont butiné en avril, en mai, en juin et encore en juillet, les travailleuses Apis mellifera.
Elles ont récolté le nectar, l'ont transformé en miel doré.
Il gorge les cadres alvéolés de la ruche.
Un frais matin de fin d' été, le cérémonial peut commencer.

L'apiculteur, maître de cérémonie, s'apprête à officier.
Il s'habille pour l'occasion. De la combinaison intégrale, jusqu'au chapeau à voilette, sans oublier les très longs gants, il est couleur beurre frais; de quoi laisser indifférente la communauté butineuse.
Il les connaît ses abeilles. Il sait qu'elles sont attirées par les zones sombres (cheveux, yeux, nez, bouche, oreilles. ) et cherchent à s'y introduire.
Silencieusement, sans brusquerie, il enveloppe la ruche dans un nuage de fumée.
S'il était thuriféraire, on dirait qu'il les encense ! Mais son encens n'est que chiffon brûlé et son encensoir, enfumoir à soufflet.
Cette fumée, est-ce une marque d'honneur ? Plutôt un leurre... 
Les abeilles vont croire la ruche incendiée, donc en péril.
En insectes disciplinés, elles auront le réflexe de  sauver le fruit du travail de la communauté, se gavant de miel en vue d' un essaimage. Trop occupées, elles seront alors inoffensives pour l'apiculteur qui récupérera, en toute confiance, les cadres mobiles aux alvéoles gorgés du précieux nectar.
Il les emportera, les désoperculera avec un grand couteau, large et plat puis en extraira, par centrifugation, le miel doré.

Parfois, au printemps, lorsque la ruche devient trop exiguë, des cellules à reines sont élaborées. Peu de temps avant leurs naissances , l'ancienne reine quitte la communauté avec la moitié des effectifs de toutes les catégories d'ouvrières. On voit ces essaims, en énormes grappes vrombissantes, tourbillonner dans les airs. Le bruit les arrête. J'ai le souvenir de mon grand père castagnetttant avec ses sabots pour faire  poser un essaim, dans un arbre le plus souvent . Il le récupérait, la nuit tombée, en le faisant délicatement descendre dans une ruche vide qui n'attendait que lui .

St Ambroise, Nicolas, Bernard et Valentin sont chargés de protéger les apiculteurs et leurs ruchers.
La légende veut que St Ambroise, nourrisson, accueillît dans sa bouche en dormant, un essaim et qu'il se réveillât souriant et en parfaite santé...

Publié dans Souvenirs

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