Le r'loge.

Publié le par François & Marie

( L'horloge comtoise en patois.)

LE R'LOGE.
Comtoise22.jpgBin t'sés que j'seus pi-e èn' donzelle! J'é bin deux cints ins, te t' rends t'y compte? 
Poutchant, j'seus point trop berdaleuse, j'tins l'coup recta huit je, encheute j'me couge !

Vôs crètes qu'ês m' laisserint dremi, va t' fér lanlaire! Ês me r'montant, vas-y que j'te fredalle d'aveu yeute çié ! Bin brave, je r' mets à frondaller daveu du r'jinguo ! Paraîtrôt que ch'eu ique pou çan, qu'ês ant b'sin d' man tic ape d' man tac, ape atou d' man dingue-dongue. 

Sâs-te pouquouais y' èst môtemps quind ê m' fiant cougi a pe qu' ê m' caichant d'sôs in coulaichon ? Y' èst que quéquion d' la mâjon a meuri...


Y'a bin dè coups que j'baille point trop l'heûr' recta de c'tu Greenwich, j' m'éçhouche, je r'taidje un pchot... qu'm'en dit la patronne - Y'è èn' ville daime, ill a bin l'drêt d'èller ballement. Quand ant aira s' n'âge, an f'ra t'seurement qu'm'en li...

De quouais rabattre l'caquet ê godelurôts-jeunôts qu'ant mém' point in siécl'!

T' sés, j'seus bin tchainçouse d'étr' encor' ique; dins lès ènians cinquinte, dès margalous v'ni-int dins nôtès cambrousses pou échingi lès grous braves r'ioges comtouais contre c'tês r'loges in Formica... ruges, bieusses ou bin vères, tôtes riquiquites a pe bin peutes... Y'ê l' progrès qu'ê dji-int... Ah ! y'en ètôt du brave...

 
T' y crais-t'y çan? Vouais don ! J'avôs tint eu pô qu' j'en gremale encô à c' t'heûr!

 

 

 

 

 

Publié dans Histoire en Patois

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MARIE de Cabardouche- 16/02/2011 16:09



Ah! J'ai hâte d'aller vous lire, ce sera sans doute très savoureux!


A bientôt, Andiamo!



Andiamo 16/02/2011 15:31



Petit "défi" relevé : l'histoitre de la comtoise est écrite, elle paraîtra dans blogbo un de ces quatre... Merci pour l'idée, je ne manquerai pas de vous citer !



MARIE de Cabardouche- 29/01/2011 13:40



Ah oui l'argot, ce langage fleuri dit avec l'accent parigot, avait du charme...


Eh bien rien ne vous empêche de "dévider le jars" en nous contant la comtoise!


 



Andiamo 29/01/2011 10:52



Je suis Parisien (7 générations par les femmes) et mon patois s'appelle argot, le vrai, pas cet horrible simili "verlan"


Ce qui me séduisait dans l'argot : c'était cette richesse dans les expressions très imagées qui le composait !


Ainsi appeler des testicules : des joyeuses, ou dire d'une femme bien foutue : elle est roulée comme un paquet de pétards, ça cause non ?


 


 



MARIE de Cabardouche- 28/01/2011 19:18



Andiamo-


Serais-je la Madame Jourdain de l'Internet qui en connaîtrait les subtilités sans le savoir?


Un TAG est-ce une sorte de "contrainte" édictée par une tierce personne?


Quant à l'accent patois, seuls ceux qui ont été immergés dans ce parler sont capables de le restituer et encore...après reflexion. Je fais partie de la dernière génération qui
l'a entendu et je le retranscris de mémoire, avec toutes les failles que celà comporte. De quel patois êtes-vous proche? Le mien vous est-il familier?


Merci pour vos visites sur notre page, bonne soirée!



Andiamo 28/01/2011 10:21



C'est ce qu'on appelle un "TAG" je crois ?


Le défi peut-être amusant, et pourquoi pas ?


Une idée de billet en tout cas !


J'aime VRAIMENT les patois, ainsi que les accents qui les accompagnent. Hélas ! iIs se noient dans cet horrible "patagon" de cité.


Aujourd'hui la nouvelle génération, qu'elle soit de Lille ou de Marseille, s'exprime avec le même vocabulaire, et quand  j'écris vocabulaire je suis gentil, car c'est plutôt une "bouillie"
];-D



MARIE de Cabardouche- 28/01/2011 08:48



Andiamo-


J'é charchi, j'é fornailli...Oui, j'ai cherché, farfouillé, mais n'ai pas trouvé trace de ce poème, dommage...


Il me vient une idée Andiamo. Vous qui avez le verbe facile allez, vous-même, nous trousser un sonnet en l'honneur de cette comtoise, chiche!


Bonne journée!



Andiamo 27/01/2011 17:44



J'ai essayé de retrouver dans mes vieux neurones, un poème en ch'ti dédié à une comtoise... peut-être le connaissez vous ?


En parlant de sa comtoise :


Ell' me v'no de l'mère Françoise


Qu'étions m'nonne comme tu l'savos...


ça me ferait plaisir de retrouver ce poème !