Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Défi N° 167 ("Parodie") mené par le Commandant Domi pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

.......................................................................

Domi nous propose de parodier un texte.

.......................................................................

La guirlande de Noël ayant roupillé

jusqu'au début de l'été

sur la corniche d'une armoire cironnée,

s'éveilla toute nouée, déphasée, affamée.

D'en haut, elle examina le monde d'en bas.

Pas le moindre épicéa,

pas de cadeaux à tire-l'arigot,

pas de boules enneigées,

ni traîneau,

ni bonhomme en rouge manteau.

Elle en fut fort désorientée,

n'ayant expérimenté que cette hivernale fraction de l'année.

Elle héla une sorte de ruban rustaud qui pendillait par là:

- Psitt ! Hé, la guirlande jaunasse.

- Holà ! modérez vos propos, la filasse

et sachez que je ne suis point un ornement futile

mais un gluau à mouches,

aux hôtes de ce logis bien utile.

De plus, je stocke sur mon résineux bien gras

quelques insectes amuse-bouche,

justes en en-cas.

- Fi ! quelles réjouissances,

ni foie gras, ni surfins chocolats,

seulement quelques repoussantes dépouilles en pitance...

- Ma chère, je goûte fort peu votre condescendance...

- Aurez-vous l'obligeance de me prêter assistance ?

- Ça se discute... Éclairez-moi plutôt: comment diantre grimpâtes-vous

en ce sommet où je vous vois ?

- Ce fut un rapt, ma foi:

par le Grippeminaud des lieux, là-haut je fus entraînée,

embirlificotée puis lâchement abandonnée.

La belle soupira, des cils papillonna,

de ses paillettes argentées, clignota.

- Une légère fringale me titille céans,

me ferez-vous l'aumône de quelque becquetance ?

- Que faisiez-vous pendant cette longue portion d'an

où j'amassais ces minuscules engeances ?

- Je dormais.

- Vous dormiez ? j'en suis fort aise,

eh bien rêvez maintenant !

Moralité:

"Tout individualiste se verra, le jour de la fête des voisins, rayé catégoriquement de la liste des dévoreurs de cakes aux courgettes et autres taboulés trop persillés."

..........

Le persiflage du gommeux ne désarçonna point la futée au boa argenté.

Hé hé, elle aussi pratiquait " La Fontaine pour les Nuls" en livre de chevet.

Monsieur Jean n'y a-t-il point proverbié:

"Aide-toi, le ciel t'aidera".

Elle s'y employa:

de son faîtage s'élança, gracieusement voltigea

jusqu'au mol ruban où, plof ! elle se scotcha

pour avidement gober les moucherons englués.

Contrarié, le frisoteux voyait son beau garde-manger pillé

par une effrontée donzelle qui avait pourtant joué la dégoûtée.

Amusé, il la contemplait se délecter.

Subjugué, il se sentait charmé.

Extasié, il la trouva sexy...

Conquis, il lui sourit.

Il capitula, faisant sienne la pensée du roi François, friand de salamandre:

"Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie."

Moralité:

" Selon que vous serez affriolants ou réservés, de Nankin à Juan-les- Pins, vous embobinerez plus ou moins prestement un pékin."

......................................................................................

Jean de La Fontaine, sa cigale, sa fourmi et ses animaux malades de la peste, ont toléré d'être contrefaits.

François Le Ier, tenant en laisse son batracien amphibie, a gracieusement tenu un petit rôle de figurant.

François (le Ier en dessins de p'tiots) a talentueusement assuré le malicieux décor.

Sans oublier Atanase Périfan (instigateur de la fête des immeubles) qui vint trinquer, en bon voisinage !

Merci à tout ce beau monde !

Défi N° 167 ("Parodie") mené par le Commandant Domi pour les Croqueurs de Mots.

.

Partager cet article

Repost 0

Défi n°166 (logo-rallye), mené par Lilou - Soleil pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Lilou-Soleil dit:

"Écrire un texte comportant des couples de mots dont l'un n'est pas le féminin de l'autre et vice-versa.

- carabin, carabine

- capucin, capucine

- pélerin, pèlerine

- chevalier, chevalière

- lézard, lézarde

- passereau, passerelle

- brochet, brochette

- loup, loupe

- canin, canine."

......................................................................................................................................

Léonard est un lézard espiègle. Il muse et lézarde dans une lézarde du vieux muret moussu.

D'aucun pourrait croire qu'il s'y cache parce qu'il a peur du loup. Que nenni ! C'est pour y passer quiètement le monde alentour à la loupe.

Léonard voit tout.

Léonard sait tout.

Léonard est friand des manigances du genre humain.

Léonard est en planque Parc aux Cerfs, où jadis un roi eut des rendez-vous galants.

Léonard a découvert en ce lieu le manège du chevalier De Saint Glinglin: dissimulé sous la défroque dévote d'un Capucin, ce paladin feint une démarche de pélerin en route vers les lieux saints. En réalité, il se presse à la rencontre de Capucine, une jolie soubrette aux charmes à peine voilés d'une légère pélerine. Pour elle, il éprouve un émoi dé-li-ci-eux...  Aujourd'hui il va lui offrir son cœur et une chevalière monogammée, en tourmaline rose qui purifie le foie. (En y réfléchissant, si la Sécu distribuait des pierres fines à chaque candidat à la cure de détox, son gouffre... mais, brisons là... nous dérapons hors sujet.) 

Léonard tique. De courroux il gonfle deux fois son cou, gloup, gloup ! Pie bavarde lui a rapporté que Capucine en pince pour un carabin aux canines de brochet et au troublant sourire canin... Cette maligne mérite-t-elle cette tourmaline qui anime la lymphe et les hormones ? (Ça a l'air pas mal ce cyclosilicate, vais aller faire un tour au Lidl, voir s'il est en vente libre.)

Si Glinglin apprenait que sa Capucine fricote avec un étudiant en médecine, il les transformerait d'un coup d'épée en brochette ou pire... s'il usait de sa carabine...

Léonard frémit, surgit de sa fissure. En deux carapates et trois oscillations, hop, il grimpe en haut de la passerelle  d'où il domine la situation.

Telle une Clarisse-capucine aux yeux baissés pudiquement, Capucine attend.

Capuchon de Capucin tressautant, Saint Glinglin arrive céans.

Aux aguets, sur le qui-vive, Léonard se concentre; s'il avait des babines il se les poulèchertait, il ne va pas en perdre une miette.

Mais... Holà ! Pourquoi tout à coup s'envole-t-il dans les nues ? Passe encore s'il était passereau, mais il s'estime d'une caste bien supérieure, morbleu, il est saurien et si les sauriens volaient, vertuchoux, ça se saurait !

- Hé là ! hèle-t-il haletant.

- Du calme bestiole à sang froid, ricane un petit duc aux aigrettes frémissantes qui serre dans ses serres un Léonard gigotant, tu es mon sauveur ! Tu vas faire mentir mes frangins, grand duc et moyen duc, ce matin, tout goguenards ils m'ont prédit:

- Eh moutard, pour ton premier jour de chasse, on parie que tu rentres bredouille, sans rien à étaler sur nos tartines de moutarde

Pourquoi diable à cet instant Léonard eut-il la bizarre intuition que sa journée finirait mal ?...

....................................................................

L'histoire pourrait se terminer ainsi.

Les critiques littéraires et nombre d'érudits évoqueraient la chaîne alimentaire, les réseaux trophiques, la biomasse et tout le tralala.

Pas énormément concernée, la ménagère de plus de septante ans conclurait: " Faut bien que tout le monde vive ma bonne dame..."

Bref, on se résignerait, on oublierait Léonard le lézard...

Sauf qu'autour de moi, après lecture, on a pris des mines de Carême (alors qu'on est censés allélouiater en cette période pentecôteuse).

On prétexte qu'on s'était attachés à ce p'tiot Léonard,qu' il aurait pu continuer à espionner les tourtereaux et nous tenir au courant des rebondissements (ça aurait même fait l'économie d'un "Voici" ou d'un "Gala"...)

Et puis on boude parce que, d'habitude, sur cette page les histoires se terminent plutôt bien et que ça dérange de changer les habitudes et gna et gnagna...

Pfiou !

Second scénario (je sais que vous vous souvenez - hum... c'est évident - que nous voguons au-dessus du Parc aux Cerfs):

Clap de début !

Un jeune cerf, sans harde, foule d'un sabot léger et décidé le territoire d'un très vieux cerf pas commode qui veille jalousement sur son troupeau de trente têtes.

Le culot du jeunot, qui vient faire son marché sous son nez, énerve très très fort le vieux brocard. Furax, il pousse un brame si tonitruant qu'il  fait dresser les poils des bras du Glinglin et desserre les serres d'un petit duc un peu trouillard qui voltigeait par là.

Et... qui donc atterrit dans le giron de Capucine, qui en tombe illico raide amoureuse ? Notre petit Léonard, certes un tantinet estourbi mais sain et sauf !

Clap de fin !

Et voilà ! Contents ?

 

Défi n°166 (logo-rallye), mené par Lilou - Soleil pour Les Croqueurs de Mots.

.

Défi n°166 (logo-rallye), mené par Lilou - Soleil pour Les Croqueurs de Mots.

.

.

Partager cet article

Repost 0

Défi n°165 mené par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

En trente lignes maxi, dites à quelqu'un que vous aimez... quelque chose...

Comme unique contrainte, mentionnez le nom d'une fleur.

.............................................................................................................................

Elle d'ordinaire si volubilis se thuyatait taisait depuis perpétunia. 

Elle  bégonia bégaya «faut que je m'exprime.»

Elle eut en pensée son plus proche ami.

Elle aurait pu l'appeler d'un simple « Aloès !»

Elle préféra végétalement lui  scribouiller. C'est l'printemps, qu'elle s'est dit, allons-y !

........................

                                                                                    Chêne Sec (39230)

                                                     Primidi Brumaire- Frimaire- Ventôse voire Nivôse (si,si !)

         Bel hêtre, 

                  Juste un mot avant de partir au bouleau houx je vais noyer mon  acacia  agacement et gagner mon pin.

                  Je mute en saule pleureur... terminé le charme, je tremble et pourtant ne peuplier... Vous qui étiez cyprès pourquoi vous êtes-vous absinthé, pourquoi avoir figuier (oui, Omar m'a tuer) parmi les cocotiers ?

                  Vous allez me crier patience, patience ! Ah non, pa-vot, pa-vot ! et passiflore je vous prie.

                   Ail, ail ail... j'ai balsamine et les oreilles bourdainantes. Je m'agave de trop de sirop d'érable, il faudrait que je frêne sur le tilleul qui me donne des mélèzes et me tape sur le bambou.

                  Ah, bel hêtre, pour vous je vais quitter ce cognassier d'Olivier.  Figuiez-vous qu'il m'a plaquemignée, j'en suis restée baobab. Je lui fais la gueule de loup, il avait catalpa pêcher avec cette centaurée de Jujube (c'est une affaire scabieuse, elle lui fait croire qu'elle est jacinthe, c'est osier... je crois plutôt qu'elle bignone son oseille). Par sa faute notre histoire a fait phlox. Pernambouc! je ne buis bas de bois et ne combrends bas bourquoi il s'est em-bourraché de cette campa-nule (non je ne bleure bas, bourquoi ?).

                  Bel hêtre, merci de m'avoir écoutée. Je ne suis pas très amarante Rassurez-vous j'en ai fini de jasminer, de faire le tour de mes jérémiades (j'en ai, comme qui dirait, terminé avec mon cycle, amen).

                  Vous me manguier (non,non Omar m'a pas tuer).

............................

 Et elle zinnia (elle venait d'attraper un gros agrume...)                                                            

                                                                               Iris De Bougainvillier (c'est une aristoloche).

Défi n°165 mené par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

.

Défi n°165 mené par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

.

Défi n°165 mené par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

.

Défi n°165 mené par Durgalola pour les Croqueurs de Mots.

.

Partager cet article

Repost 0