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Défi n°110 "Plein les bottes" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

                                 "J'enfilai mes bottes".

                A la suite de ces mots, vous écrirez un texte court.

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bottes.fx.jpgJ'enfilai mes bottes.

Mes bottes en caoutchouc.

En caoutchouc tout mou.

Plus mollassou encore sous le soleil d'août.

Pour préserver l'incognito,

je chaussai mon nez de noirs carreaux,

m'attifai d'un panama de paille rigolo

et gantai mes bras de mitaines aérées.

Je dois confesser

que je me suis toujours souciée

en toute occasion, de bien protéger

mes extrémités.

Le thermomètre avouait trente six degrés,

"température du bain ordinaire" se plaisait-il à  préciser.

Le baromètre, sur "beau fixe- très sec" s'était figé.  

Sur la plage, placide, je lanternai.

Soudainement, je baignai

dans une vague houleuse de piaillements de volailles effarouchées.

Un troupeau de "textiles"* indignés

à mon encontre criaillaient, 

récriminaient, tempêtaient, vitupéraient!

Ce qui scandalisait ces sacro-saints "tissuifiés"

n'était point qu'une naturiste sur leur territoire se fut fourvoyée

et que seuls gants, lunettes (pourtant à gros carreaux), 

et petit chapeau, constituassent pour l'heure ses seuls oripaux.

Non! Ce qui les a énervés

c'est qu'en plein milieu de l'été, 

elle ait eu l'audacieuse incongruité de se caoutchouter les pieds.

(Pssittt! ne le dites à personne, c'est parce qu'ils sont palmés...)

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  * "Textiles": nom donné par les naturistes aux "vêtus".

 

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Défi n° 109 "Le phare des Sanguinaires" proposé par Fanfan pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

"Lors d'un jeu vous avez gagné une soirée dans le phare des Sanguinaires avec le gardien, repas compris.

Mais...lorsque vous arrivez au pied du phare, pas de gardien.

La porte est ouverte. N'écoutant que votre courage, vous entrez"...

Racontez votre soirée surprise (gaie, triste, épouvantable, comique, terrifiante, ennuyeuse... c'est vous qui voyez!)

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sang neuf fx- Mesdames et Messieurs! 

(roulement de tambour) "trrrrrrrrr..."

Voici le moment tant attendu du tirage du gros lot trrrrrrrrrrrrr...poum...poum...poum..."

... UNE SOIREE DANS LE PHARE DES SANGUINAIRES ET...trrrrrrrrrrr... EN PRIME...trrrrrrrrrrrr...UN REPAS AVEC LE GARDIEN DE CE PHARE! 

Numéro... "trrrrrrrrrrr... poum...poum...poum..." 

Numéro...1... "trrrrrrrrrr", 0... "trrrrrrrrrrrr", 9... "trrrrrrrr...poum...poum...poum".

Numéro 109! "trrrrrrrrrrrrr...poum...poum...poum..."

Le numéro "109" a gagné "trrrrrrrrrrr...poum...poum...poum..."

Je dis bien! le numéro "109" a gagné "trrrrrrrrrrrrrr...poum...poum...poum..." l'insigne honneur de passer UNE SOIREE DANS LE PHARE DES SANGUINAIRES!

- YES!... YES!... YES...! le 109 c'est moi! J'ai le 109! trépigne une mamie à frisettes blanches.

- Nous avons notre gagnante! s'égosille l'animateur. Quel est le nom de notre chanceuse? Madame?... 

- Miss Rhésus! ...Henriette (mes copines m'appellent Rh) et j'ai le "sang neuf"! tremblotte la petite boulotte fébrile en tendant son billet fripé en boulette.

S'ensuivent bla-bla-félicitations et tsoins-tsoins-flons-flons, alors que les perdants s'en vont déçus, mines grognon et airs ronchons.

Le soir même, pfffuttt... Rh soulage de sa poussière (qui strate depuis1967) son Atlas géographique mondial (payé à tempérament), curieuse de savoir où elle va poser ses bottes caoutchoutées. 

- Voyons, voyons... phare des Sanguinaires..."Phare du Golfe d'Ajaccio, édifié en 1870". Description sobre. Le Corse ne s'embarrasse pas de fioritures. 

Ça lui va, l'ouvrage est trapu et semble costaud. Il a tenu cent quarante trois ans, il va bien résister jusqu'à sa visite!

Une semaine plus tard.

A l'heure où le soleil couchant empourpre les rochers (le jour où cette oeuvre sera transposée cinématographiquement, faire pleurer ici quelques notes de violon, plutôt fortissimo because le ressac), Miss Rhésus misemplitée de frais, saucissonnée dans un coupe vent écarlate, arrive un peu essoufflée au pied du Phare des Sanguinaires.

- Bon sang de bonsoir ça grimpe! mais tout ce rouge vaut la peine de mettre un pied devant l'autre. C'est rigolo, on se sent moucheron égaré dans la bassine aux gelées de groseilles!

A la porte du phare, Henriette guillerette cherche la chevillette.

Inutile, le gardien bien urbain, a laissé la porte grande ouverte.

- Les Corses ont le sens de l'accueil se réjouit Henriette qui, frottt, frottt, essuie ses bottes sur le paillasson.

- Monsieur le gardiennn! ouh ouh... c'est Henriet...heu, c'est M'ame Rhésus...

- ...ésus... répond l'écho du grand escalier colimaçonnant.

- Y'a quelqu'un? s'inquiète Henriette.

- ...qu'un...bisse l'écho qui manque d'imagination.

Henriette risque son bout du nez dans l'entrée.

- Y'a personne?

- .................... ...(il ne sait pas l'écho, alors il reste coi.) 

Miss Rhésus n'a pourtant pas du sang de navet dans les veines, pourtant ce silence, cette obscurité qui commence à la cerner lui feraient presque perdre son sang froid.

La frisette fureteuse, Rh pousse une porte. Frtttt...un frôlement la fait sursauter...son sang ne fait qu'un tour...

Ouf, ça n'est que son K Way qui vient d'effleurer un billot.

QUOI! UN BILLOT!

Ben oui, un billot...

Gloups! un billot de boucher...

On y a jeté un chiffon torchonné, euh plutôt... un torchon chiffonné ...euh, (re)plutôt...un torchon chiffonné ENSANGLANTE!   

Là... Henriette a la frousse.

Vite! appeler quelqu'un à sa rescousse.

Pronto elle tapote d'un doigt bredouillant le ménoru numéro de Lacusti Calistu-Calistu (défi n°65 56) qu'elle connut lorsqu'elle vint anymone incognito en Serco Corse (fédi 38, défi 83) sous le pynotrame nom de  Sims Civière  Miss Visière.

Rh est (quasi) morte de trouille. Son Rh positif + vire au négatif - , c'est dire. 

Ouf! Miss Henriette qui a de l'ouïe, ouit mêlé aux schlouffs des vagues le ronron asthmatique d'une Vespa 125 à side-car incorporé, type 1946. (Pour l'adaptation rêvée plus haut, prendre soin de choisir un moteur de Vespa gonflé ou faire taire le ressac en l'intimidant.)

Telle une guêpe écrabouillée par une tapette à mouches, la Vespa s'échoue en calant contre le pied du phare.

Deux silhouettes félines en surgissent.

Primo, celle du Chef ( le Chef se doit de surgir en premier, s'en souvenir au moment du tournage) Calistu-Calistu commissaire de son état.

Secondo, le second, l'ombre du premier, Lisandru plus jeune et bien plus dru (mais qui se doit de n'intervenir qu'après son chef puisqu'il n'est que second).

Quatre enjambées suffisent à Calistu (deux seulement pour le fringuant Lisandru) pour se retrouver face au billot suspect mais néanmoins stoïque.

Furtivement Chef jette un bref regard à Henriette apeurée, scotchée au mur couleur orange sanguine (qui jure avec le cramoisi de son coupe vent. Si elle survit, lui signaler cette faute de goût, juge en un éclair Calistu- l'esthète).

- Chef! La dame, pourquoi elle pleure? souffle Lisandru.

- Affirmatif.  Pourquoi cette flamboyante est-elle larmoyante? s'étonne le Chef.

- Chef, faudrait p't'être lui demander, (re)souffle le sous-fifre.

- Affirmatif...Euh...tu...vous..."Tu pleures je pense" (Dom Juan scène VI, Dom Juan à Sganarelle), s'inquiète le Calistu.

 - Snifff, "c'est cette exhalation d'oignons qui fait s'embuer mes lorgnons" ( auteur anonyme...) renifle Miss Rhésus.

- Oignons? OIGNONS! ça y est on le tient,  explose le Chef en grimpant quatre à quatre l'escalier à colimaçon (alors que Lisandru qui n'a rien compris les gravit deux par deux, le front raturé par trois barres cogiteuses...)

- TU ES FAIT mon gaillard! Plus un geste, te voilà démasqué! tonne le Chef de sa voix tonnante de Chef.

- Qui c'est ce freluquet pâlichon, Patron? 

- Hé hé, je te présente Lulu-boudin- blanc, le roi de la contrebande du boudin noir. Depuis quelque temps j'étais intrigué par la lumière qui éclairait le phare en plein jour...

- Voui, surtout que dans mon encyclopédie, on signale que le phare est automatisé depuis 1984...assure Henriette R qui, lasse de se faire un sang d'encre près de son billot,  a gravi une à une, les 109 (sang neuf) marches.

- Môssieur Lulu-boudin -blanc fait cuire du boudin noir de contrebande à la chaleur du système optique du phare des Sanguinaires.

- Un système vraiment aux p'tits oignons! admet le sous-fifre Lisandru.

-...pour le revendre au prix de l'or noir...à qui? Hummm, Môssieur Lulu?

Lulu-boudin-blanc non affecté par l'interrogatoire aligne soigneusement son chapelet de boudin et explique l'évidence. 

- ...A qui? à qui...Ben tout simplement au cuistot du mess des Légionnaires, c'est mon beauf'. Faut vous dire qu'avant d'être gardien du phare, dans le civil, j'étais employé dans une triperie. La boîte a mis la clé sous la porte à l'avènement des fast-foods. Je me suis retrouvé gardien des Sanguinaires. Il y a presque trente ans, on a robotisé l'éclairage du phare. On m'a mis au rencart...Avec l'âge qui avance vient la nostalgie, l'ennui...On s'épanche auprès de son beauf qui bidouille un peu l'intendance des armées et me donne ainsi l'occasion de revenir à ma passion: le boudin noir. Chaque semaine il se marre quand je dépose cette gourmandise sur son plan de travail en lui chantant "Tiens voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin!". Il est content, moi aussi et on régale les p'tits gars de la Compagnie. Vous voyez Commissaire, pas de quoi ficher Lulu au grand banditisme.

- Affirmatif. Pourtant cette histoire risque bien de te mener au billot... 

Et c'est autour du billot (toujours stoïque) qu'une heure plus tard se retrouvent l'oeil gourmand, Miss Henriette, Môssieur Lulu, Calistu-Chef et Lisandru-sous chef, dégustant jovialement des pommes au boudin noir*.

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* Dénonciation: C'est François qui m'a orientée vers "le boudin noir de contrebande", merci à lui! ( le 21/09/2012, le boudin avait déjà la vedette dans "Marie tout court et l'édredon rouge").

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Défi n° 108 "Fenêtre(s)" proposé par Mam'zelle Jeanne pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

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"Fenêtre(s)".Calamity FXCertains empoisonnent leurs fenêtres d'anti-xylophages

c'est en synopsis de films qu'elles sont aujourd'hui traitées sur cette page.

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"L' Meneau et le mystère des cous lisses".

Genre: thriller en bigorne*.

Topo du nanar:  Dans les coulisses de la boîte à l'Bobinche*, les croisées à l'Meneau croisent les venternes* micmaqueuses à l'Cou lisse...

* argot

* Théâtre Bobino.

* fenêtres. 

 

"La veuve Monte-à-regret * " .

Genre: clip très raccourci.

Sommaire très sommaire: Une fenêtre condamnée tombe amoureuse d'une fenêtre à guillotine...

* Guillotine.

 

"ça fricote sur le brasero".

Genre: navet. 

Lancement: Des fondus de barbecue s'enflamment pour de fenêtres grillées...

 

"Double vie à trois".

Genre: péplum.

Principium:   A Troie, trois fenêtres double-vitrées, dormantes le jour, s'activent étrangement la nuit. 

An I: elles coulissent.

An II: elles pivotent.

An III: elles  basculent...(euh... le cheval de Troie, l'était à bascule ou bien?) 

 

"Les coings du Far West".

Genre: sous-couche de western.  

Attaque: Tapie dans un coin de fenêtre du saloon, le coin de l'oeil en alerte et pis le doigt sur la gachette du colt qui tire dans les coins, Calamity épie les merles qui lui piquent ses coings... (non mais!)

 

"Les bés sont jetés".

Genre: ultime recours pour les cas désespérés de rééducation orthophonique.

Bédut de cupellile Début  de pellicule:  Un cheval bai bée devant la baie. Il n'en croit pas ses oculi. Par cet oeil de boeuf, cette petite lucarne, il reluque des lucanes qui bêlent en gobant des baies...

 

"Was ist das?..." (qu'est ce que c'est?)

Genre: grosse mélodrame. 

Pour le châzis de la cholie Espagnolette du zoupirail, Oculus zoupire.

Ach! las! à ce zoupirant, la douce mad'moizelle préfère la belle huisserie (polie par un laquais poli) du timide loquet d'un vazistas à claire-voie, qui de sa voix claire murmure, étonné " was ist das?..." (grosse benêt, va!)

 

Bestiole.jpg

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AUTOS RETROS.

Publié le par François & Marie

DE DEUX à QUATRE.

 

La "deux", grise et plate comme une limande.

La "quatre", plantureuse comme une gourmande.

Quatre roues sous un parapluie, elle ne fait pas d'épate

la "deux pattes". 

Puce ronde couleur motte de beurre que l'on vient de battre,

c'est "la quatre"!

la-quatre-retro.jpg

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VIDAGE de GARAGE.

 

"Vide-grenier" est terme familier.

"Vide-garage"reste formule plus rare en affichage.

Il était urgent d'aller voir de plus près

de quoi il retournait.

Et j'ai vu.

Elle.

Par dessus tout, c'est "elle" que j'ai vue.

D'un capharnaüm de silentblocs, carters, flectors et rétroviseurs obus, 

dépassait sa toute vieille frimousse joufflue

colorisée de bleu pitoyablement déteint, bellement fané.

Vite fait, sur la crasse de sa vitre, pas même carglassée,

un index pressé avait tracé "5€"... sa valeur estimée.

portiere-II.jpgPhilosophe - on ne peut être et avoir été-

elle assumait ce chiffrage, docile et résignée.

Pendant un long temps immobile

nous nous sommes étudiées.

Elle, placide, somnolente.

Moi, émue, en contemplante.   

Cette molécule d'auto-mobile

éveillait en moi des souvenirs indélébiles.

Fébrile, le coeur gonflé de compassion, 

d'emblée, lui ai proposé l'adoption, 

la promesse d' une vie plus douillette,

la sécurité d'une robuste chevillette  

qui la soutiendrait désormais au mur de mon salon...

Séduite, elle allait acquiescer,

si, si! j'ai remarqué

son pâle bleu soudain moins poussièreux... 

- A quoi te servirait ce vieux truc gris cendreux?

...Et plouf! pourquoi se trouve-t-il toujours un sans cœur

pour poser l'infâme question

qui fait brutalement recouvrer la raison...

portiere-.jpgDésenchantée, avant que de lâchement tourner les talons,

jaunement j'ai souri au métal gris souris. 

Embarrassée, j'ai prétexté afin d'adoucir la séparation,

euh...qu'un sac de dame n'a pas capacité suffisante 

à contenir, même si elle est attendrissante,

une vieille portière de quatre chevaux,

fiscaux...

Par télépathie je l'ai assurée de ma sympathie. 

Elle n'a pas réagi.

Mon mur est orphelin.

Optimiste, je ne désespère pas de croiser à nouveau le chemin

de cette bonne vieille portière au teint de parchemin

et de l'enlever... 

A dessein, chaque jour je trimbale un gigantissime sac à main!

 

 

Publié dans choses vues

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